Il représente aussi le soleil. Voir chapitre IV
d’Apâm Napât à celui qu'allument les jeunes femmes, c’està-dire les doigts, désigné encore au vers 12 par l’épithète d’inférieur à laquelle s’oppose au vers 14 la mention du séjour suprême, tandis que le vers 13 nous montre Apâm Napàt opérant ici (sur la terre) avec le corps d’un autre (le feu du sacrifice), cf. I, 143, 1.
Cependant il arrive souvent que le feu du sacrifice est opposé à un feu céleste, que le séjour terrestre d’Agni est opposé à un séjour supérieur, sans qu’aucun trait particulier puisse fixer le choix entre l’éclair et le soleil, entre l’atmosphère et le ciel. C’est ainsi que les « aspects domestiques » d’Agni sont opposés à ses « aspects divins », III, 54, 1, sa naissance suprême à son séjour inférieur, II, 9, 3, que d’après le vers I, 128, 3, il établit sa demeure sur les plateaux inférieurs et sur les plateaux supérieurs. Le vers X, 87, 3 n’insisterait pas tant sur les deux mâchoires, l’inférieure et la supérieure, d’Agni, qui reçoit en outre l’épithète ubhayâvin (tourné? des deux côtés), si ces deux mâchoires devaient s’entendre au sens vulgaire : elles correspondent évidemment aux deux mondes
L’/lyu1 2 inférieur du vers IV, 2, 18, paraît être le feu du sacrifice, et cette expression suggère naturellement l’idée du supérieur. Elle se retrouve au vers I, 104,4, où le « nombril » de l’Ayu inférieur paraît désigner précisément la patrie céleste du feu terrestre, par une figure qui sera étudiée en dans le paragraphe suivant, cf. III, 5, 5.
L’Agni au dos blanc dont parle le vers III, 7, 1, paraît être d’une façon générale l’Agni céleste, par opposition à l’Agni au dos noir du vers III, 7, 3, c'est-à-dire au feu terrestre qui noircit tout sur son passage, cf. I, 58, 4.
Le vers suivant oppose l’Agni qui dévore le bois, c’est-àdire le feu terrestre, au feu céleste désigné par la qualification de «noble mâle », I, 140, 2 : « Celui qui a deux naissances s’élance trois fois 3 sur sa nourriture, ce qu’il a dévoré repousse dans l’année ; avec la bouche, avec la langue de l’une (de ses formes, de ses naissances), il est le noble
1. La mention de l’atmosphère dans le second hémistiche pourrait peutêtre d’ailleurs, si le rapport était plus clair, faire rentrer cette citation dans la série de celles qui nous ont servi à montrer l'application du nombre trois.