Cf. le Soma, VIII, 61, 11, et le feu, VI
4. Les Pratrids, comme nous le verrons, sont les mêmes que les Tritsus, qui eux-mêmes ne diffèrent pas essentiellement des >asishthas.
Agni; comme lui, il est descendu pour accomplir le sacrifice ; enfin dans l’une de ses naissances, il est identique à l’éclair. C’est sans doute encore comme éclair qu’il a, sur le navire de Varuna, traversé une mer qui ne peut être que la mer céleste, VII, 88, 4\ exploit dont un de ses descendants parait se faire lui-même le héros, en s’identifiant sans doute avec son ancêtre (ibid. 3). Il faudrait être, après ces citations, difficile à convaincre, pour ne pas reconnaître que, sous le nom et la légende de Vasishdia, est confondue avec la personnalité, réelle ou supposée, d’un chef de race, une représentation du feu. Cette confusion d’ailleurs n’est pas constante, puisqu’ au vers VII, 9, 6, le feu est allumé par Vasislhha.
Avec les noms de Bhrigu et de Mâtariçvan, nous retrouvons, sous forme légendaire, l’idée de la descente du feu à laquelle nous avons consacré déjà une première étude, et que vient de nous rappeler le mythe de Vasishfha. Il y aura tout avantage à ne pas séparer ici les personnages que désignent ces deux noms. Ce n’est pas que la similitude soit complète. Le mot màlariçvan n’est employé qu’au singulier; il n’est pas devenu le nom d’une famille de prêtres. Au contraire, il n’y a dans le Ttig-Veda qu’un seul exemple certain1 2 de l’emploi du mot bhrigu au singulier, I, 60, 1 3 4, et l’Anukramanî comprend dans la liste des auteurs des hymnes un bon nombre de poètes auxquels elle attribue le patronymique bhârgava ((descendant de Bhrigu». Cependant Mâtariçvan, pour n’avoir pas fait souche de prêtres, n’en est pas moins considéré lui-même comme un ancien rishi *, compris en cette qualité dans les énumérations des vers X, 48, 2; Vâl. 4, 2, et qui, selon une conception qui sera expliquée en son lieu, forge à Indra sa foudre, X, 105, 6 et 7. D’un autre côté, le pluriel du nom de Bhrigu ne désigne jamais, dans le/?ig-Veda, des prêtres actuellement existants, mais seulement d’anciens sacrificateurs, I, 127, 7, qui figurent comme tels dans des comparaisons, IV, 16,20; VIII, 3, 16; X, 39, 14, et dans
1. Cf. le vers I, 112, 9 où VasisWha, comme protégé des Açvins (cf. VII, 7o, fi), est nommé entre la mer et Kutsa dont nous reconnaîtrons pareillement l’identification avec l’éclair.