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dans le ciel, III, 2, 131. D’après le vers I, 143, 2, c’est en naissant dans le ciel suprême qu’Agni lui a apparu. « Les deux mondes ont tremblé au choix du sacrificateur » quand Agni a apparu2 le premier (pour la première fois?) à Mâtariçvan3, I, 31, 3, ei cette formule, sur laquelle nous reviendrons, suggère invinciblement l’idée de l’éclair. De leur côté, les Bhrigus ont trouvé Agni dans les eaux, X, 46, 2, et c’est ainsi qu’ils l’ont communiqué aux hommes, II, 4, 2. Il s’agit donc bien, au moins dans cette nouvelle série de citations, de la découverte du feu céleste et de sa descente sur la terre. A la vérité, la croyance à une action immédiate du sacrifice terrestre sur les feux célestes, que nous étudierons plus loin, nous fournirait une explication du mythe, lors même que Mâtariçvan et les Bhrigus seraient conçus comme opérant ici-bas. Mais il ne faudrait pas croire que cette explication fût imposée par le caractère de prêtres, de sacrificateurs, qui leur est attribué, qu’ils semblent devoir retenir nécessairement quand ils sont distingués d’Agni et considérés comme les inventeurs du feu, et que les Bhrigus gardent en effet dans les vers II, 4, 2 ; X, 46, 2, d’après lesquels ils ont trouvé le feu dans les eaux en lui rendant hommage, vidhantàh. Nous verrons en effet bientôt que le ciel est le théâtre de sacrifices semblables à ceux de la terre. En fait, le verbe exprimant au vers III, 9, 5 déjà cité, l’acte de Mâtariçvan tirant le feu du ciel, signifie littéralement qu’il « a apporté » le feu, cf. I, 128, 2. Or, ce qui prouve que ce verbe doit bien être pris au sens littéral, c’est, d’une part au vers I, 93, 6 le parallélisme des deux formules exprimant la descente d’Agni et de Soma, ce Mâtariçvan a apporté l’un du ciel, le faucon a tiré l’autre de la montagne » ; c’est de l’autre le titre de ce messager de Vivasvat » attribué à Mâtariçvan apportant le feu, dans le vers Yl, 8, 4, lequel mentionne en même temps dans son premier hémistiche toute une troupe qui l’a saisi dans le sein des eaux. Ce titre qui n’est donné d’ailleurs qu’à Agni, I, 58, 1 ; IV, 7, 4 ; VIII, 39, 3 ; X, 21, 5, nous ramène encore une fois à la confusion du feu
1. La construction devient beaucoup plus facile par la réunion de divi kshayam en un seul mot divi-kshayam, cf. V, 46, 5.
2. Je suppose qu’à la leçon bhava doit être substituée la forme bhava h. La difficulté qui résulte de la première n’intéresse pas d’ailleurs l’usage que nous faisons de ce passage.