‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-Véda (volume 3)Chapitre 27 sur 81 · Dans ce passage le même terme est aussi appliqué à Indra · texte numérisé non relu

Dans ce passage le même terme est aussi appliqué à Indra

17. Le même mot, accompagné de l’épithète râspina « bruyant? » paraît désigner au vers I, 122, 4 le feu des eaux célestes, qui l’est déjà dans le même vers par le nom bien connu d’Apâw Napât. Il en est de même sans doute dans la formule pary âpa âyoh « autour des eaux d’dyu », I, 178, 1;

IV, 38, 4. Dans une telle formule notre mot équivaut décidément à un nom propre. D’ailleurs, comme il y a deux Agnis, il y a aussi deux /lyus. Le vers X, 5, 6, rappelant celui où il est question du séjour suprême de la mère d’Ayu,

V, 43, 14 *, nous entretient du séjour de l’Ayu suprême. En revanche, nous voyons par le vers IV, 2, 18 que les urvaçih, les prières des hommes, qui suggèrent l’idée de l’Urvaçî céleste, fortifient l’Ayu inférieur. Celui-ci est nommé encore au vers I, 104, 4 où le « nombril » de cet dyu inférieur peut être, soit l’Ayu supérieur, soit le ciel, première patrie d’Ayu. L’Ayu compris dans des énumérations de dieux, I, 162, 1 ; V, 41, 21 2, représente sans doute l’Agni céleste, et il peut en être de même de l’Ayu nommé dans divers autres passages, IV, 23, 8 ; V, 49, 1 et 2; VI, 11, 4, 3 4. On n’en a pas moins attaché à ce nom l’idée d’un personnage distinct, auquel, dans le vers VI, 11,4, Agni est seulement comparé. Ce personnage d’ailleurs, en même temps que d’autres qui représentent le feu caché et que nous étudierons plus tard \ joue quelquefois un rôle équivoque, I, 53, 10, Vâl. 5, 2, ou même décidément hostile, II, 14, 7 ; VI, 18, 13; cf. JI, 32, 2.

Nous ne nous étonnerons pas qu’un nom du feu soit devenu, comme tant d’autres, celui d’un chef de race. Ce qui permet de croire que dans ces expressions « les races d’Ayu » II, 4, 2, « les demeures d’Ayu » IV, 2, 12, le mot âyu n’a pas le sens abstrait d’ « homme, » c’est qu’au vers VIII, 15, 5, il s’ajoute avec la conjonction « et » au nom de Manu dont on a aussi, sinon nié, du moins beaucoup trop restreint l’emploi comme nom propre dans le /?ig-Veda: « pour 4yu et pour Manu. »

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