‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-Véda (volume 3)Chapitre 33 sur 81 · Mrityubandhava h, cf. p. 36, note · texte numérisé non relu

Mrityubandhava h, cf. p. 36, note

4. Les Hibhus, qui sont en somme assimilés aux dieux, sont aussi appelés les descendants de Manu, III, 60, 3.

naturellement les passages où ce mot est opposé, soit comme désignant la race, soit comme désignant l’ancêtre, au Dâsa, II, 20, 6 ; V, 30, 7 ; VI, 21 , 11 ; X, 49, 7 et au Dasyu, I, 175, 3 ; VII, 87, 6 ; IX, 92, 5 ; Vâl. 2, 8. Ces derniers noms en effet, comme nous le verrons, ne désignent pas seulement le démon, mais aussi l’ennemi humain, et s’opposent dans ce sens au mot ârya. En tout cas le mot manu , nianus n’est jamais appliqué à l’ennemi1.

Nous n’avons jusqu’à présent produit aucun texte formel à l’appui de l’identification de Manu avec Agni. On peut citer cependant dans cet ordre d’idées le vers X, 53, 6 à Agni : « Deviens Manu, engendre la race divine », qui me paraît fournir la vraie explication du vers X, 51, 5, où les dieux priant, comme nous le verrons, Agni d’accomplir leur sacrifice, lui disent : « Viens en Manu pieux et disposé à sacrifier. » A la vérité, dans ces passages, Manu est moins un nom du feu que le type du sacrificateur ou du père 2 proposé pour modèle à Agni. Il n’en est pas moins certain qu’en dernière analyse ce type se ramène à Agni lui-même. Mais l’identification proposée reste avant tout une inférence fondée sur l’analogie des autres ancêtres mythiques. Remarquons encore pourtant que Manu est compris au vers IV, 26, 1 dans l’énumération des rishis qui sont, avec Le soleil, des transformations d’un seul et même être.

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