Cf. IV
3. C’est ici la racine tan qui prend avec le préfixe sam le sens de « se réunir. »
4. Les nombreuses vaches célestes. Voir Revue critique , 1875, II, p. 371, note 1.
de sa tige, être détaché de la mort, mais non de l’immortalité ! » L’immortalité 1 est encore promise à ceux qui donnent aux prêtres une riche dakshinâ 2, I, 125, 6; X, 107, 2; d’après le vers I, 125, 5, celui qui donne s’élève au sommet du ciel (cf. X, 107, 2), il va chez les dieux 3.
On objectera peut-être que ces textes sont pour la plupart empruntés à des hymmes qui peuvent passer pour relativement modernes, ou à des vers qu’il y a quelque raison de considérer comme interpolés. Mais on aurait tort en tout cas de mettre en doute l’antiquité chez les „4ryas de la croyance à l’immortalité.
Je n’entends pas dire que cette croyance ait eu dès l’origine le caractère moral impliqué en une certaine mesure par nos citations, où l’immortalité est demandée aux dieux comme une faveur ou une récompense. Encore moins peut-il être question de la comparer, même sous cette forme, au dogme spiritualiste de l’immortalité de l’âme. D’une part en effet, l’âme, même séparée du corps, restait matérielle. C’était le souffle, âtman, /vj, animus, qui après la mort retournait dans l’atmosphère à laquelle il avait été emprunté, ou, selon l’expression du vers X, 16, 3, allait « dans le vent». D’autre part, et quoique la notion du souffle mêlé aux vents ait pu fournir certains détails au mythe du séjour des morts dans le ciel, l'âme séparée du corps n’a pas été l’unique, ni même le principal objet des croyances anciennes relatives à l’autre vie.
La dispersion du souffle dans l’espace a pu, il est vrai, fournir le germe mythologique de la doctrine qui a été for-
t. Ainsi qu’une longue vie. Il ne faut pas s’étonner de trouver la mention de ce dernier bien après celle de l’immortalité dans des énumérations où l’on attendrait une gradation. D’une part en effet la continuité de la gradation est souvent négligée par les poètes védiques. De l’autre on peut douter que la longue vie actuelle ait été pour eus un bien moins précieux que l’immortalité future.