LE CIEL
Avant tous les autres éléments mâles il faut placer le ciel lui-même. Nous renvoyons au début du chapitre consacré aux éléments femelles, la conception du ciel et de la terre comme père et mère de toutes choses ; on verra alors que le couple est aussi considéré quelquefois comme composé de deux mères, et qu’en outre le ciel peut être conçu isolément comme femelle1. Mais le nom de mâle lui est aussi expressément donné, V, 36, 5. Il est assimilé à un taureau, Y, 58, 6 : « Que le ciel taureau mugisse 2 3. » Ailleurs, X, 68, II, le ciel de la nuit est simplement comparé à un cheval noir, auquel les étoiles font un ornement de perles.
La notion du ciel est donc une de celles qui pourront être cherchées sous le mythe du mâle et particulièrement du taureau ou même du cheval, quand l’objet de ces représentations zoomorphiques ne sera pas autrement désigné. De telles représentations ont été suggérées pour le ciel par l’assimilation de la pluie au sperme ' d’un animal mâle qui vient féconder la terre, considérée comme femelle; celle du taureau a trouvé une confirmation dans le mugissement du tonnerre.