‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-Véda (volume 3)Chapitre 40 sur 81 · Voir plus haut, p. 55, note 2, la correction proposée · texte numérisé non relu

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2. Au vers X, 12, 7, le séjour de Vivasvat où se réjouissent les dieux paraît être la place du sacrifice céleste. Voir plus bas.

J’admettrai même, si l’on y tient, qu’il a reçu cette application dès l’origine. Je reconnaîtrai que la formule des vers X, 39, 12 « les deux jours (le jour et la nuit) de Vivasvat *», suggère assez naturellement l’idée du soleil, et qu’en tout cas Vivasvat figure comme un personnage divin au vers X, 65, 6 à côté de Varuna et des dieux. Il n’en restera pas moins vrai que la conception d’Agni, dont le soleil n’est qu’une des formes, peut seule rendre compte du caractère d’ancien sacrificateur qui est, dans le /iig-Veda, le trait dominant du mythe de Vivasvat.

Nous avons eu déjà plus haut l’occasion de comparer Vivasvat à Manu, en montrant que les deux noms peuvent se remplacer dans des formules équivalentes. On les trouve ensemble dans une énumération d'anciens sacrificateurs, Vâl. 4, 1 1 2, dans une invocation aux Açvins : « Vous qui avez séjourné chez Vivasvat, venez comme chez Manus », I, 46. 13, et dans un autre passage où l’origine de la race divine elle-même est rapportée à Vivasvat, comme elle l’est ailleurs à Manu ; les dieux en effet y reçoivent la qualification de « races de Vivasvat » en même temps que celle de « contentés par Manu », X, 63, 1. Manu, considéré plus tard comme le fils de Vivasvat, paraît n’avoir pas différé primitivement de son père, et il n’en différait pas en effet, en tant que tous deux étaient des personnifications d’Agni.

La même observation s’applique du reste à Yama, dont le /tig-Veda, ainsi que nous l’avons dit, fait déjà un fils de Vivasvat. Ce dernier a peut-être rempli lui-même les fonctions d’un dieu de la mort. C’est du moins ce que donne à penser le vers VIII, 56, 20 : « Que le trait de Vivasvat, ô Adityas !.. ne nous atteigne pas avant la vieillesse! » En tous cas, comme Vivasvat et Manu, Yama est le père de la race divine elle-même. « Nous honorons par nos sacrifices, » dit un poète, I, 83, 5, « la race immortelle de Yama3 ». Au vers X, 21, 5, il est rapproché de Vivasvat, comme ayant eu Agni pour messager. Aux formules déjà citées « le sacri-

1. Si le génitif vivasvatah n’est pas une épithète du char des Açvins. Voir plus haut, p. 86.

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