‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-Véda (volume 3)Chapitre 64 sur 81 · Sur « l’oiseau » en particulier, voir p · texte numérisé non relu

Sur « l’oiseau » en particulier, voir p

9. « Là où l’on se meut à son gré, dans le triple firmament, dans le triple ciel du ciel, là où sont les mondes resplendissants, en ce lieu rends-moi immortel.

10. « Là où sont les objets de tous les désirs, là où est le séjour élevé du brillant, là où l’on se rassasie de la svadhd (offrande aux mânes), en ce lieu rends-moi immortel.

11. «Là où sont les joies, les plaisirs, les satisfactions, là où le désir atteint ses objets, en ce lieu rends-moi immortel. »

Le « séjour du brillant » est aussi mentionné au vers

VIII, 58, 7, et c’est là, ou, comme le porte encore le même vers, dans les trois fois sept séjours de son ami1, que l’homme espère aller avec Indra, après avoir bu comme lui le Soma. L’ « ami », peut-être aussi le « brillant », n’est autre que Soma lui-même. Remarquons encore à ce propos que le séjour céleste où l’on n’arrive, ainsi que nous l’avons vu plus haut, qu’après avoir été brûlé, renferme un « tamis »,

IX, 83, 1, le tamis « du brûlant», ibid. 2, qui éveille encore naturellement l’idée de Soma. Le ciel où Soma fait arriver les morts est en effet son propre séjour. Il y a une allusion à ce mythe en même temps qu’à celui de Soma père des hommes, dans le vers déjà cité, IX, 10, 8 : « Il a réuni notre nombril à son nombril, et notre œil au soleil. »

D’après ce qui précède, Soma avait à peu près les mêmes titres qu’Agni à la dignité de roi des morts. Il figure en effet au vers VIII, 48, 13, en compagnie des pères, et il ne serait pas impossible que l’idée de Soma se fût confondue avec celle d’Agni dans le personnage de Yamâ.

J’ai dit en commençant que le Soma bu par l’homme constituait l’essence immortelle de son corps. Cette idée me paraît se rattacher au mythe de Yamrita qu’on a rapproché de celui de l’ambroisie chez les Grecs, et dont j’ai différé l’étude jusqu’ici. Ce mythe, qui tient une beaucoup plus grande place dans la mythologie brahmanique proprement dite que dans la mythologie védique, se confond en somme avec celui de Soma. Dans ces recherches limitées aux hymnes du Rig-Veda, nous n’avons à lui consacrer une étude particulière que pour chercher à déterminer la signification primitive du terme amvita lui-même.

Ce mot est d’abord un adjectif signifiant « immortel » et

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