III, 32, 8; 56, 1; V, 69, 4; VII
VIII, 48. 9; X, 2, 4 ; 10, 5; 25, 3. Le mot vrata se cons-
truit encore avec la racine dhvish « oser » accompagnée du préfixe à et de la négation pour former une locution dont le sens est « ne rien entreprendre contre la loi » VI, 7, 5 ;
IX, 53, 3. La particule ali, qui implique l’idée d’excès, et par suite de transgression, sert aussi à exprimer la violation du vrata, soit comme préfixe du verbe kri « faire » X, 12, 5, soit comme préposition dans la formule ati vratam cc contre la loi » X, 33, 9.
Si le mot rita ne s’est pas rencontré dans les locutions qui viennent d’être signalées, nous le trouvons aussi bien que les trois autres combiné avec des mots exprimant 1’ « observation » de la loi. Les racines push, proprement « nourrir », et
ma, proprement « faire », régissant, l’une le mot dharman V, 26, 6, l’autre le mot dhàman VI II, 41, 10; X, 56,5; 124, 3, peuvent en rappeler encore les sens étymologiques de « conservation, maintien » et d’ « institution ». Avec le mot vrata est plusieurs fois construite la racine bhûsh, accompagnée des préfixes upa III, 3, 9, pari I, 31, 2; 136, 5, pra III, 55, 1 (cf. vi-bhùsh VI, 15, 9), et signifiant « s’occuper activement de l’exécution d’une chose » Le mot r ita est plusieurs fois le régime du verbe sap I, 67, 8; 68, 4; V, 12, 2*; 68, 4, ou du verbe sapary X, 37, 1, dont le sens propre est « honorer » (cf. le composé r ita sap).
Le verb sac « suivre » prend pour régime le mot dhàman I, 123, 8 (cf. le composé dhâma-sac III, 51, 2) et le mot vrata I, 84, 12; 101, 3; VII, 5, 4 (aux vers VIII, 25, 17 ; IX, 82, 5, avec le préfixe anu). L’auteur du vers V, 67, 3 insiste sur l’idée en ajoutant à la formule « suivre les vrata » cette comparaison « comme avec le pied ». La même idée est exprimée par le verbe i « aller » construit avec l’accusatif du mot vrata au vers I, 144, 1 (où elle est accompagnée du préfixe pra ) et avec celui du mot r ita aux vers I, 41, 4; 188, 2; V, 45 ; 7; VIII, 27, 20 ; IX, 69,3; 74, 3; X, 78, 2, dans le sens de « suivre la loi ».
Cependant les verbes signifiant simplement «aller», et non-seulement i, mais kram , gà, car , se construisent plus souvent avec une locution composée de l’un des mots dhàman IX, 114, 1, ou vrata I, 65, 3; III, 7, 7; 61, 1 ; VIII, 25, 16; 40, 8, et du préfixe anu, dont le sens est « selon la loi » ou « les lois » (cf. anu-sthâ avec le datif de vrata III, 30, 4 et le composé vrata-càrin), ou bien avec l’instrumental du mot cita VII, 56, 12; X, 123, 4, cf. III, 4, 5; X, 108, 11 ; 139, 4, exprimant la même idée.
Plus généralement, les locutions composées du préfixe anu et de l’accusatif singuli r ou pluriel des mots dhàmanlX, 97, 5, dharman III, 17, 1 et 5 ; X, 56, 3 ; 149, 3, rrata I, 128, 1 ; 136, 5; II, 38, 3 et 6 ; III, 4, 7; VI, 15, 9; VII, 87, 7 ; VIII, 25, 17 ; 41, 3 et 7 (cf. l’adjectif composé anu vrata), l’instrumental pluriel du mot dhàman, l’instrumental singu-
1. Cf. encore l’emploi de upa-kshi « demeurer dans u avec l’accusatif, III, 59, 3, et de l’adjectif nimtigra « s’adaptant à » avec le locatif II, 38, 2, du mot vrata.
ï. Et au vers 6. si on substitue saâpâti à la leçon du texte sa pâti.
ierou pluriel des mots dharman, vrata, r ita (Grassmann, s. v.), s’emploient dans une phrase quelconque pour exprimer l’idée que l’acte dont il s’agit s’accomplit conformément à la loi. Il en est de même de l’ablatif du mot dharman avec le préfixe pari VI, 70, 3 ( id . VIII, 27, 16; X, 64, 13), et de celui du mot r ita avec le préfixe adhi I, 36, 11 ; X, 73, 5.
Comme on dit « observer », on dit aussi « garder » la loi, et cette expression paraît, au moins danslaplupart des cas, signifier, non plus seulement « exécuter la loi », mais « veiller à son exécution ». Le mot vrala est construit dans ce sens, soit au singulier, soit au pluriel, avec la racine raksh précédée ou non du préfixe abhi, I, 62, 10 ; 90, 2 ; IV, 53, 4 ; V, 63, 7 ;
VI, 8, 2 ; VII, 83, 9 ; VIII, 56, 13 ; IX, 73, 3 ; X, 37, 5, ou avec la racine pâ IX, 70, 4 (cf. le composé vrata-pâ, particulièrement au vers VI, 8, 2), et, comme régime indirect, avec l’intensif jdgri « veiller sur les lois » IX, 61, 24. La même idée est exprimée avec le mot r ita dans la locution « gardien de la loi », dont on peut rapprocher celle de « maître de la loi » (Grassman s. v., 19, cf. le composé r ita-pâ). On dit aussi « le maître du dharman » IX, 35, 6, « le surveillant des dharman »VIII, 43, 24 (cf. I, 55, 3 « régner sur les dharman »).
J’ai dit plus haut que le mot r ita est celui des quatre termes qui exprime l’idée de loi sous sa forme la plus arrêtée, et en quelque sorte la plus mythique. C’est ce que prouvent, outre les combinaisons de mots déjà signalées alors, celles qu’il me reste à relever, et par l’énumération desquelles je terminerai cette première section.
Les locutions qui signifient « suivre la loi » se forment, ainsi que nous l’avons vu, avec les autres termes comme avec le terme l 'ita. Mais c’est celui-ci seul qui entre dans l’expression «chemin de la loi «(Grassmann, s. v., 21) et dans les locutions « suivre, anu-i, yà le chemin de la loi » I, 124, 3 ; III, 12, 7 ; V, 80, 4 ; VII, 44, 5 ; VIII, 12, 3 ; X, 66, 13, aller ou venir VIII, 22, 7 ; IX, 86, 33, cf. VIII, 31, 13, passer
VII, 65, 3, conduire X, 133, 6 (cf. le conducteur du r ita VII, 40, 4, le composé r ita- ni), se répandre IX, 7, 1, par le chemin ou les chemins (ou sur IX, 95, 2, cf. en suivant, anu, IX, 97, 32, les chemins) de la loi. On peut citer dans le même ordre d’idées les expressions telles que le « char, la roue, le joug I, 143, 7, III, 6, 6, les chevaux IV, 2, 3, les bœufs attelés au joug I, 84, 16 (cf. l’expression atteler le r ita III, 27, 11; IX, 7, 1 ; X, 30, 11), les rênes, les cochers »,
ou « le navire », ou « les ailes », ou «les portes » du r ila (Grassmann, s. v, 16).
Comme on dit « le chemin », on dit aussi « le séjour, le plateau, le fond, le domaine X, 92, 4, du ri ta» [ibid., 14). De même que la première expression correspond à la locution « suivre la loi », les autres correspondent, au moins dans certains cas, à la locution « garder la loi », comme le prouve le vers X, 5, 2 « Les sages gardent la place du r ita », cf. X, 177, 2. Les deux ordres d’idées sont réunis au vers VI, 51, 9, où il est dit des /Idityas qu’ils sont les cochers du r ita et qu’ils siègent dans le séjour du ri ta.
Aux expressions telles que « séjour du rila », on peut rattacher celles de « matrice » ou de « nombril » du r ila [ibid., 14), impliquant surtout l’idée du lieu d’origine.
Quant à l’expression « mères du r ita » [ibid., 20, cf. les vaches, le lait, les flots, ibid., 15, les breuvages IV, 23, 8, du r ita), elle paraît suggérer, moins l’idée d’un enfantement de la loi, que celle d’un enfantement conforme à la loi, comme celle de « foetus, progéniture, premier-né (cf. le mâle
V, 12, 1) du vita » [ibid., 17) ne suggère que l’idée d’une naissance conforme à la loi (cf. l'expression vita à jdtam