‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 109 sur 335 · Particulièrement, III, p · texte numérisé non relu

Particulièrement, III, p

jyoiiset ivar S auxquels nous donnons le sens de « lumière », peuvent être et sont probablement pris métaphoriquement dans un certain nombre de formules, ainsi que l'expression svarvaj jyotih, VI, 47, 8, qui les réunit tous les deux. Le rapprochement de cette expression et de dyumnam svarvalj YI, 19,9; 35, 2, d'une part, et de l'autre l'emploi évidemment métaphorique du mot dyumna, dont le sens primitif est aussi « éclat, splendeur», dans une formule comme celle du vers Vn, 25, 3, « donne-nous la splendeur et la richesse », nous avertissent que la splendeur, yyoa«, VIII, 16, 10, svar, VIII, 15, 12 ; X, 167, 2, conquise par Indra, ou par les hommes avec l'aide d'Indra dans les combats, peut n'être que la gloire, cette gloire qui semble les élever jusqu'au ciel, V, 35, 8, cf. IV, 31, 15.

Les formules mêmes où il est question, non pas seulement de la conquête de la lumière (ou de la splendeur), svarshâti (cf. svarshd, Grassmann. s. v.), mais de la conquête, ou plus généralement du don du soleil, peuvent n'avoir pas toujours un sens mythique. Demander à Indra le soleil et la lumière, ce peut être simplement lui demander de voir longtemps le soleil se lever, IV, 25, 4, de rester longtemps en vie, cf. I, 10, 11, pour jouir de la lumière, VII, 32, 26. Cette prière serait ainsi l'équivalent de celle qu'on adresse à Indra, III, 36, 10; VI, 17, 15, comme aux autres dieux, pour obtenir a cent ans » de vie. La conquête du soleil dans les combats pourrait n'être aussi que la conquête de la vie*.

Cependant, quand on voit dans les formules de ce genre, et dans celles mêmes qu'on a les meilleures raisons de prendre au sens figuré^, les eaux mentionnées en même temps que le soleil, I, 104, 6, ; VI, 31, 1 ; 46, 4; VHI, 57, 9, bien que la conquête des eaux puisse s'entendre aussi autrement qu'au sens mythique*, ce rapprochement du soleil et des eaux semble bien révéler, sinon Y application, au moins Vorigine mythique de la formule. Nous retrouverons du reste la conquête du soleil dans les mythes de Kutsa et d'Etaça, et il est permis de chercher aa moins une allusion à ces mythes

l. Svar peut aussi désigner le soleil et le désigne sûrement dans un certain nombre de passages. Il peut désigner encore le ciel lumineux.

S. Surtout dans les énumérations qui comprennent avec le soleil les enfants, VI, 31, 1, et la personne même des suppliants, VI, 46, 4; V 1,30, 2. Voir plus haut, p. 176, note 3.

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