Comme celle du vers VI, 46, 4. Voir la note précédente
4< Voir plus haut, p. 185 et note 1.
dans les passages qui représentent les hommes luttant, comme ont lutté Etaça, I, 61, 15, et Kutsa^ VI, 20, 5, pour la conquête du soleil, II, 19, 4, qulndra fait apparaître en effet pour le mortel qui le loue, ibid. 5.
L'emploi métaphorique du mot svar désignant la gloire acquise dans les combats peut avoir ime origine analogue. Le mot svarmtlha (Grassmann, s. v.), synonyme de svarêhàti, renferme la racine mih qui désigne d'ordinaire l'épanchement des dons du ciel. Le mot svarshdii lui-même, comme arna«l^t a conquête des eaux » S désigne au vers VI, 17, 8, cf. I, 169,2, un combat qu'Indra livre pour les dieux, c'est-à-dire un corn-* bat céleste, dans lequel la « conquête de la lumière x> doit évidemment être prise au propre. D'autre part, au vers I, 130, 8, où c'est le « sacrifiant Arya » qui est secouru par Indra dans les combats svarmûha, la « peau noire » qu'Indra a soumise à Manu (ou à l'homme), à supposer que cette figure désigne les hommes noirs ennemis des ilryas, renferme au moins une allusion, que fait ressortir encore l'opposition de svarmûha, à cette « peau noire, haïe d'Indra » que le versEK, 73, 5, nous montre chassée de la terre « et du ciel », c'està-dire aux ténèbres. De même encore, si les suppliants d'Indra lui demandent de plonger leur ennemi dans les ténèbres, X, 152, 4, de faire que la lumière triomphe de lui, X, 89, 15, ce n'est vraisemblablement pas sans penser aux démons qu'Indra plonge également dans les ténèbres, I, 32, 10; V, 32, 5; VIII, 6, 17, dont il triomphe avec le soleil*. H, 11, 4; X, 148, 2, qu'il brûle avec les rayons de cet astre, VIE, 12, 9. Même allusion encore dans la prière qui est adressée à Indra de « faire briller » le monde entier pour le méchant, VI, 22,.8, si même celui dont la lumière doit consommer la perte n'est pas là un être surnaturel. Au vers II, 11, 18, la formule « Tu as fait apparaître la lumière pour ri4rya » figure dans une énumération des exploits anciens et mythiques d'Indra, que ses suppliants le prient de renouveler en leur faveur.
On peut se demander encore si le combat qu'Indra livre pour s'emparer du soleil constitue une œuvre réellement disr tincte de son œuvre par excellence, c'est-à-dire de la conquête des eaux du ciel. La victoire d'Indra dans l'orage doit avoir pour conséquence, après l'épanchement des eaux, la réapparition du soleil dans le ciel rasséréné. En fait, les for-