‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 112 sur 335 · Page · texte numérisé non relu

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4. Nous reviendrons encore sur ce point, à propos du combat d*Indra eontre Çushna.

Bbroàionb, La Religion védique^ II. 13

Texpression du vers X, 44, 8, les deux coupes, en les séparant, élargit la terre en étayant le ciel, VIII, 78, 5*. Les deux mondes, qui paraissent rétrécis et confondus pendant la nuit, semblent élargis et séparés au lever du jour, et certaines formules nous montrent en effet Indra, en même temps qu*il élargit, sépare ou étaje le ciel et la terre, « faisant briller le soleil », VIII, 3, 6, «engendrant le soleil et l'aurore», III, 32, 8, «ouvrant les ténèbres avec l'aurore et le soleil», I, 62, 5. Le rapport entre les deux œuvres est mieux marqué encore au vers X, 134, 1, où il est dit qu'Indra a élargi les deux mondes « comme l'aurore », et au vers Vin, 12, 7, portant qu'il les a « fait croître comme le soleil ». Le vers X, 111, 5, enfin, porte expressément qu'Indra a étendu, c'est-à-dire agrandi le ciel, «tout grand qu'il est», avec le soleil, et le soleil est peut-être aussi «Tétai» avec lequel il le soutient. Mais la victoire d'Indra dans l'orage a les mêmes effets que le lever du jour. Elle aussi rouvre l'espace, un instant fermé par la nuée, qui s'étend entre la terre et le ciel, et au vers 1, 103, 2, la formule: « Indra a soutenu et élargi la terre » est immédiatement suivie de cette autre: « D'un coup de foudre il a répandu les eaux ; » cf. VII, 20, 4 et V, 31, 6. Ajoutons, pour justifier le rapprochement de cette nouvelle œuvre d'Indra et de ses autres exploits, tant solaires que météorologiques, que « la séparation » et « l'étayement » du ciel et de la terre sont quelquefois donnés comme le résultat de sa victoire sur un démon, V, 29, 4, qui les avait enveloppés, VIII, 6, 17, que le ciel et la terre étaient «cachés», VIII, 85, 16, comme la lumière et les eaux, et qu'Indra a dû les trouver, ibid,, et les conquérir comme elles, III, 34, 8. La formule la plus caractéristique est peutêtre celle du vers II, 13, 5, d'après laquelle Indra, en frappant le démon et en délivrant les eaux, a « fait voir le ciel à la terre » .

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