‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 115 sur 335 · Voir, plus baa, chapitre II · texte numérisé non relu

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2. Ou d'Indra el Agni, VI, 60, 1; d*Agni seul, VI, 13, 3; d'Indra et Vâju, VII, 92, 4; d'Indra et Varuna, IV, 41, 2; des Maruts, VII, 58, 4; de Manyu, X, 83, *7.

3. Des formules analogues sont adressées à Indra et Agni, YI, 60, 6 ; à Agni seul, X, 69, 6; à Indra et Varuna, VII, 83, 1.

4. Quoique, à la rigueur, ce nom pût aussi s'appliquer aux dieux opposés aux démons (Indra le reçoit au vers V, 34, 6, où il est opposé au DâÂa), el que le mal vienne quelquefois de certains dieux, aussi bien que des démons (Toir la quatrième partie).

corps à corps {liUéralement, le pugilat), l'usage des chevaux, etc., 1, 8, 2, cf. VI, 26, 2 ; 46, 1.

Beaucoup plus souvent, les détails qui peuvent servir à déterminer l'application du nom de vrilra suggèrent, au contraire, l'idée d'un ennemi mythique, d'un démon.

Tout d'abord, le mot vvùra figure dans des énumérations comprenant différents noms de démons que nous retrouverons plus loin, I, 103, 8; II, 11, 18; HI, 30,8; VIII, 32, 26; X, 48, 8.

C'est certainement le démon, et non un ennemi terrestre, qui a fait fuir les dieux quand ils ont abandonné Indra, VIII, 86, 7. Plus généralement, il faut appliquer aux combats d'Indra contre le démon les formules où les dieux, et particulièrement les Maruts, interviennent, soit pour l'exciter, HI, 32, 4, pour lui donner, comme ailleurs les sacrificateurs terrestres, la force d'accomplir ses exploits, III, 47, 3 ; X, 55, 7, soit simplement pour le mettre en avant, VIII, 12, 22, pour le choisir comme unique combattant, IV, 19, 1, ou pour se joindre ê^ lui comme alliés, X, 113, 2. Si les hommes, en efi'et, peu- 'vent jouer dans les combats célestes un rôle qui les assimile aux dieux, les dieux ne jouent pas inversement, dans les combats terrestres, un rôle qui les assimilerait aux hommes. L'ennemi vaincu par des sacrificateurs humains, au vers I, 36, 8, cf. 7, est aussi le démon, puisque le résultat de cette "Victoire est la conquête des deux mondes et des eaux. Les eaux coulent également à la suite du combat heureux livré par Indra à Vritra dans l'intérêt, soit de Purukutsa, I, 174, 2, soit de Manus, I, 52, 8; cf. I, 165, 8; II, 20, 7. En même "temps, le soleil apparaît dans le ciel, I, 51, 4; 52, 8, ainsi <jue l'aurore, I, 32, 4. Il est dit d'Indra, frappant Vritra pour ikanu ou pour l'homme, que c'est lui qu'il faut invoquer dans le combat pour la conquête du soleil, II, 19, 4.

Les eaux et la lumière sont le prix ordinaire des victoires

mythiques et, particulièrement, de celles qu'Indra remporte

aur le démon Vritra. L'épanchement des eaux surtout est un

détail qu'on retrouve fréquemment dans les formules où elles

«ont célébrées, 1, 52, 2; 56, 5 = 85, 9; 56, 6; 61, 12; 165, 8;

m, 32, 6; IV, 18, 7; VIU, 6, 13 ; 65, 3; X, 104; 9; 147, 1,

«t, comme nous l'avons annoncé plus haut, cet exploit d'Indra

se renouvelle sans cesse. D'après le vers IV, 19, 8, bien des

aurores et bien des automnes, c'est-à-dire bien des années,

ont vu Indra frapper Vritra et délivrer ainsi les rivières que le

démon retenait prisonnières, pour les faire couler sur la terre. Au vers VIII, 78, 4, il est invité, par rintermédiaire des dieux Maruts, à reproduire le même exploit dans Tavenir, c'est-àdire toujours à frapper Vritra, à faire couler les eaux, et, en même temps, à conquérir la lumière ^

Si le butin de ces combats consiste souvent en vaches, c'est que la vache est, comme on sait, dans la mythologie védique, la représentation consacrée des aurores et des eaux. Les c( vaches des nuits », qulndra fait apparaître quand il a vaincu Vritra, III, 34, 3, sont sans doute les aurores sortant des ténèbres. Au vers X, 89, 7, les vaches dont il s*empare en brisaat la montagne ne diffèrent probablement pas des rivières auxquelles il ouvre un lit en brisant les forteresses de Vritra, c'estrà-dire des eaux célestes. Car, si les rivières terrestres passent pour avoir été elles-mêmes délivrées par Indra, dans sa lutte contre Vritra, III, 33, 6, c'est qu'on se les représente comme descendues du ciel, ainsi que les eaux qu'elles roulent. Dans Thymne 1, 32, où la victoire d'Indra sur Vritra * est longuement célébrée, les eaux qu'il fait couler en fendant le sein des montagnes, c'est-à-dire des nuages (versl)* sont comparées à des vaches (vers II et XI, cf. XII). Il en est de même, au vers I, 61, 10, des rivières délivrées par Indra du démon Vritra qui les « enveloppait ».

Nous devons nous arrêter à cette dernière expression et en rapprocher les expressions analogues. On lit souvent, dans les formules relatives au combat d'Indra contre Vritra, que ce dernier avait enveloppé, vrilvî, I, 52, 6, vavrivâmsamj H, 14, 2; III, 32, 6; IV, 16,7; VI, 20, 2; IX, 61, 22, les eaux, et il y reçoit aussi l'épithète nadi-vvit a qui enveloppe les rivières », I, 52, 2 ; VIH, 12, 26. Toutes ces expressions sont autant d'allusions au nom de vviira, formé de la racine vTi et signifiant proprement 1' a enveloppeur ». C'est par un jeu étymologique du même genre qu'on dit d'Indra, vainqueur de Vritra, qu il a « enveloppé l'enveloppeur », III, 34, 3, qu'il lui a « apporté » un lien ^ II, 30, 2, et qu'il a ouvert,

1. Au vers VIII, 15, 6, les eaux qu^In^ra est prié de conquérir a de jour en jour » pour les chantres qui le louent « maintenant » comme autrefoif, sont sans doute aussi celles qu'il conquiert sur le démon VHtra, « leur époux • ; c'est, du moins, ce qu'on peut induire Tépithëte vrttAopaMh, rapprochée de Aa/avrùAnlh, IV, 17, 3.

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