‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 124 sur 335 · Voir ci-de8«U8, p · texte numérisé non relu

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Jigarti est V « avaleur » qu'Indra « avale», V, 29, 4, comme nous avons vu qu'il « enveloppe » Vritra « Tenvelop* peur », et qu'il dévore le même Vritra ou Ahi *. Ce sont sans doute aussi les eaux ou les aurores qui avaient été « avalées », englouties, dérobées par Jigarti. Le nom d'Âçna, désignant encore un démon frappé par Indra ', II, 14, 5 ; 20, 5, a un sens analogue : il signifie « dévorant » ^.

Ârbuda est un autre ennemi d'Indra que ce dieu renverse, II, 11, 20 ; 14, 4, qu'il écrase sous son pied, tout grand qu'il est, I, 51, 6, et sur lequel il conquiert des vaches, VIII, 3, 19, qui doivent être des animaux mythiques, puisqu'elles sont appelées en même temps les vaches de la montagne, c'est-idire sans doute, du nuage. Cette montagne ne diffère proba«blement pas du « sommet d d'Ârbuda, également conquis par Indra, VIII, 32, 3. Enfin le vers X, 67, 12, fait mention du « grand»océan», en même temps qu'il représente Indra fendant la tête d'Ârbuda. Ces détails suffiraient pour nous révéler dans Arbuda un démon, proche parent de Vritra et d'Abi qui sont d'ailleurs nommés avec lui aux vers VIE, 3, 19; 32, 2d;X, 67, 12, lors même que le sens propre de son nom ne seraitpas, comme l'admet M. Roth {s. v.) et comme il y a d'assez bonnes raisons de le croire, le même que celui d'aAt, c'est-à-dire « serpent ». Le trait du vers VIII, 32, 26 « Indra a tué Arbuda par le froid » confirme l'interprétation naturaliste de la légende d*Arbuda, mais est trop isolé dans le /}ig-Veda pour qu'il y ait lieu de nous y arrêter.

Le nom d*Ahîçuva parait renfermer le nom même d'Ahi (qui se rencontre aussi avec Vi long). Il désigne en tout cas un personnage mythique, nommé en compagnie de différents démons, VIII, 32, 26, qu'Indra combat pour délivrer les eaux, ibid,, 2. D'après le vers VIII, 66, 2, cf. 1, c'est un des premiers ennemis que le dieu doit combattre en naissant et que sa mère lui nomme. Enfin le vers X, 144, 3 (cf. 4 où figure le nom même d'Ahî) paraît lui attribuer dans le mythe célèbre du vol du Soma par l'aigle un rôle analogue i calai de Kriçânu^, et plus généralement du gardien du breuvage

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