‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 125 sur 335 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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î. Et par Agni, VI, 4, 3.

3. L'épithëte atrin « déTorant d est aussi appliquée aux différents démons (Grassmann s. v.). Sur le mot açna, Toyez encore III, p. 8.

4, Vol. III, p. 80.

e^leste, considéré tantôt comme comme nn dieu d'un caractère équiyoqueS tantôt comme un pur démon.

Dans deux des quatre passages où il figure, le nom d'Ahicuva est immédiatement précédé de celui d'Aurnavâbha, VIII, 32, 26; 66, 2. C'est aussi dès sa naissance, VIII, 66, 2, qu'Indra combat cet autre personnage dont le nom figure encore au vers II, II, 18 dans une énumération de démons. Ce nom est un patronymique dérivé de ûrnavdbhi a araignée » (masculin en sanskrit), proprement « qui tisse de la laine ». La laine tissée par le père d'Aurnavâbha est sans doute celle dont se revêtent Indra, IV, 22, 2, et les Maruts, V, 52, 9, c'est-à-dire la nuée, cf. II, 30, 3, ce qui nous ramène toujours à l'idée d'un démon des eaux.

Est-ce aussi parce qu'il est revêtu de la laine du nuage que le démon aux 99 bras, frappé par Indra au vers II, 14, 4, reçoit le nom d'Urana dont le sens propre est « mouton » ? Une autre explication serait encore possible. Nous étudierons plus tard* un mythe où ce sont les Somas qui paraissent être représentés par des moutons que dévore la pierre du pressoir représentée par une louve. Il se peut aussi que le mouton frappé par Indra soit un Soma qui se dérobe à l'attente des hommes ou du dieu lui-même, et qui se trouve ainsi prendre un caractère démoniaque.

Remarquons encore à ce propos qu'un personnage nommé Navavâstva « qui a neuf séjours » , c'est-à-dire sans doute « présent dans les neuf mondes », figure tour à tour dans les hymnes comme un ennemi d'Indra, X, 49, 6, et comme un auxiliaire qu'Agni conduit contre le Dasyu, I, 36, 18, ou comme une conquête d'Indra qui le rend à son père, VI, 20, 11. Ces contradictions s'expliquent, comme celles que nous relèverons encore dans la légende d'autres personnages, par ime confusion du feu ou du Soma avec le démon. Le dernier trait pourtant est obscur. Ordinairement le Père mythique est l'ennemi d'Indra et de son propre fils, quand ce fils n'assume pas lui-même un caractère démoniaque ^.

Le nom d'un autre ennemi d'Indra rappelle le combat que nous le verrons livrer ainsi au Père, que dis-je? à son propre père, car lui aussi est un dieu fils. C'est le nom de Padgribhi,

i. Par exemple Tvash^ri qu'Indra combat aussi en naissant, III, p. 58.

î. Vol. III, p. 6 et suiv.

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