‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 130 sur 335 · Voir I, p. VII · texte numérisé non relu

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3. A moins que ces passages ne trahissent seulement le désir d*employer les rites les plus efficaces. Voir ci-après, p. 229.

prévenir ses concurrents, en commençant le sacrifice de grand matin. Le prêtre peut alors inviter hardiment Indra et Vâyu à négliger « ceux qui dorment », I, 135, 7. Les dieux en eflfet n*aiment pas ceux qui dorment SVIII, 2, 18, et c'est en « s'éveillant » qu'on atteint Indra, V, 30, 2. Il est dit en propres termes au vers II de Thymne V, 77 aux Açvins : « D'autres que nous offrent le sacrifice, et le premier de deux sacrifiants est celui qui obtient le plus. » C'est sans doute dans la même pensée que l'auteur du vers VI, 41, 4 adresse à Indra ces paroles : « Le Soma pressé vaut mieux que celui qui ne Test pas. » Mais le choix des rites n'est pas non plus indiffèrent et cause aux ArysiS védiques des préoccupations dont les hymnes portent souvent la trace, IV, 23, 1-5; 24, 1; VII, 29, 3, et passimK II importe surtout que le prêtre ait l'oreille du dieu, cf. IV, 23, I; VI, 21, 4 : les Vasishthas ont autrefois attiré Indra de bien loin ; ils lui ont fait négliger la libation qui lui était offerte, et ont obtenu la préférence pour la leur, VII, 33, 2. Cette conception de l'off'rande comme un aliment ou un breuvage réellement consommé par les dieux fait en somme du sacrifice et de sa récompense un échange de bons offices entre la terre et le ciel. C'est toujours, sous une autre forme, l'idée que nous avons déjà vue exprimée au vers ' I, 164,51 : <c Les nuages récréent la terre ; les feux récréent le ciel. » Agni garde son rôle dans ce nouvel échange, quoiqu'il ne soit plus qu'un intermédiaire portant les off'randes stux dieux et la richesse à leurs adorateurs, VII, 9, 1.

Les offrandes elles-mêmes sont des richesses, les richesses "terrestres, cf. III, 55, 22, qu'Indra recueille en même temps que les hommes recueillent ses bienfaits, X, 111, 10. Aussi la faveur du dieu parait-elle souvent attendue, moins comme line récompense, que comme le payement d'une dette contractée par Tacceptation de l'off'rande. Le sacrifice lui était dû sans doute : mais l'homme, en l'accomplissant, ne cesse pas seulement d'être son débiteur : il devient son créancier. Ajoutons bien vite que le crédit du dieu est considérable. « Il n'y a personne », s'écrie l'auteur de l'hymne VIII, 32 (vers XV et XVI), « qui dise : il ne donnera pas. Maintenant les prêtres , les préparateurs empressés du Soma ne

1. Quelquefois « celui qui dort » est purement et simplemeot Timpie, VIII, 86, 8, cf. I, 53, 1; 420, 12.

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