Cf. I, p
<^omme les deux cuves, camu, VI, 57, 2, peuvent être les deux mondes \ En tout cas le Soma qulndra boit dans les -t^orois cuves ou coupes est, au vers 1, 32, 3, celui qu'il a conquis s»iir le démon Vritra. Ce sont, aux vers VIII, 13, 18 ; 81, 21, dieux qui ont fait dans les mêmes récipients un sacrifice n son honneur. C'est, d'après le vers II, 22, 1, cf. VI, 17, 11, dieu Vishnu qui avait pressé le Soma qu'Indra y boit. Si trois étangs de Soma qu'Indra absorbe à la fois sont appe- Xës, au vers V, 29, 7, les trois étangs de Manus, l'interven- 'C^ion au vers suivant des dieux qui invoquent Indra montre Isien qu'il s'agit là encore d'un sacrifice mythique.
Les dernières citations sont celles qui nous intéressent le ;plus ici. Elles nous montrent Indra, non seulement buvant le Soma dans le ciel, mais le buvant dans un sacrifice dont les I)rêtres sont des dieux. Au vers X, 103, 8, où le sacrifice qui xnarche en tête des dieux, vainqueurs sous la conduite d'In • dra, nous a paru être celui qu'ils célèbrent eux-mêmes, le prexnier élément de ce sacrifice est encore le Soma. On retroussera le sacrifice céleste du Soma dans l'étude que nous <5onsacrerons à diflérents dieux qui, de même que Vishnu, ^pressent le Soma pour Indra. La jeune fille qui, d'après le ^^ers VIII, 80, 1, a trouvé le Soma «. dans un torrent » et l'a ^arapporté chez elle pour le sacrifier à Indra, ne peut être aussi ^u'un personnage mythique comme le Soma qu'elle a trouvé. 3Î0US l'assimilerons à la fille du Soleil, Sûryâ, qui presse aussi le SSoma céleste. Rappelons encore les passages déjà cités *, où les Tîishis supplient Indra de préférer leurs libations au Soma ^nt il s'enivre dans les diff*érents mondes, et particulièrement <;hez Vishnu, chez Trita ^iptya et chez les Maruts. Les noms «de Çaryanâvat, d'^irjîka et de ^Svarnara nous ont aussi sem- T)lé^ désigner des personnages mythiques chez lesquels Indra boit un Soma céleste. L'une des formules où ils figurent. Vin, 53, 11, paraît formellement opposer ce Soma à celui qui est pressé chez les hommes, t6td,, 10.
Il est temps d'en venir aux effets du breuvage divin. En remplissant le ventre d'Indra, II, 11, 11, la liqueur du Soma, comme toutes les autres ofi'randes, « accroît » ce dieu, ibid,; I, 80, 1 ; II, 12, 14 ; VI, 38, 4 ; VII, 22, 7 ; VIII, 6, 21 ; 12,