‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 144 sur 335 · Cf. I, p · texte numérisé non relu

Cf. I, p

20; 13, 16; IX, 46, 3; 63, 5 ; 106, 8, cf. II, 19, 1 ; III, 36^ 3 ; VI, 19, 2 ; X, 96, 8 ; 104, 2. Indra s'accroît quand il alm le Soma, HI, 40, 7; X, 55, 8; 113, 1, d'où les épitbàte» soma-vriddha, mada^vviddha, c< accru par le Soma » ou « par rivresse (du Soma) », qui lui sont données aux vers I, 52, 3 ; m, 39, 7 ; VI, 19, 5. La racine vridh garde bien dans les formules de ce genre son sens primitif d' « accroître * », C'est ce que prouvent celles où il est dit, en termes plus explicites, que le Soma accroît la « force », VI, 44, 3 ; IX, 8, 1 ; X, 44, 2, le « corps », IX, 73, 2, d'Indra, « la force du corps dlndra », II, 36, 5, qu'il est la force mise depuis longtemps dans ses bras, ibid. Les torrents de la liqueur sacrée font croître Indra comme la pluie fait croître les moissons, X, 43, 7. Quand il a bu le Soma pressé parles pierres, Indra a s'accroît, s'étend et veut faire œuvre de mâle (ou de héros) », X, 94, 9, cf. IX, 108, 2. S'il dépasse tous les mondes, VIII, 81, 6 , c'est grâce à cet accroissement, ibid., 5, qui se renoa* velle à chaque fois qu'il boit le Soma, III, 36, 1, cf. 2 ; 3; 4; 6. Dans le dernier passage cité, le poète insiste sur l'idée on répétant deux fois la racine vridh sous deux formes différentes. Ailleurs la même idée est exprimée par la racine vaksh, uksh, IV, 23, 1 ; VI, 17, 4 ; VIII, 13, 7. Enfin il est dit encore de diverses autres manières qu'Indra doit sa force au Soma, VI, 41, 4 ; 43, 4 ; VIII, 4, 4 et 10; 13, 1 ; 45, 26 ; IX, 76, 2 ; X, 44, 4 ; 50, 5 ; 116, 1 et passim. La force dont la « ventre » d'Indra est « plein », VIII, 67, 7, est évidemment celle qu'il emprunte au breuvage divin. La comparaison suivante mérite d'être signalée, parce qu'elle rappelle la nature lumineuse et ignée de Soma, I, 84, 1 : « Le Soma a été pressé pour toi ; ô très puissant Indra, viens hardiment ; que la force (indriya) te remplisse comme le soleil remplit V atmosphère de ses rayons ! » Rappelons encore les passages où les Somas, quoique essentiellement mâles, sont, en tant qu'offrandes, comparés à des vaches dont Indra serait le veau, IX, 13, 7, cf. 8; 68, 1, cf. 12, 2 ; 24, 2, parce qu'ils lui donnent la force, comme les vaches au veau qu'elles nourrissent. Citons enfin le vers X, 112, 4, d'après lequel Indra, quand il est ivre (de Soma), grandit jusqu'à ne pouvoir plus être contenu par les deux mondes, cf. III, 36, 4.

Naturellement, l'action attribuée au Soma pressé par les

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