Voir plas haut, p
î. Cf. encore la foudre «distribuée en divers lieux », X, 27, 21.
4. Sur le nom de Kâvya qui lui est attribué, voir plus bas, section Y,.
sini) a le marteau de la liqueur pressée et offerte ». Il expln que du reste- lui-même sa pensée en ajoutant au vers suivaÂi: « Je te donne la force^ à toi qui es déjà fort. » An lieu d*m& marteau, c*est un crochet, ankuça , qui représente le Soma* foudre, au vers X, 44, 9. Le chantre déclare qu'il présente i Indra un crochet bien fait, pour que le dieu remploie kO^ truire les démons, et dans le même vers, il Tinvite à boire le Soma qu'il lui offre, donnant ainsi lui-même, à côté delà formule mythique, Texplication de cette formule. Le Soma est donc appelé la foudre dlndra, parce qu'il est rinstrumeat de ses victoires. Mais il ne faudrait pas réduire cette conception à la valeur d'une simple métaphore. Le Soma terrestre est identique par sa nature au Soma céleste, et celui-ci est réellement la foudre d'Indra quand il représente l'éclair. La foudre qu'au vers V, 48, 3, un personnage anonyme « fait couler au moyen des pierres » sur le démon, est bien la fo«r dre réelle, si, comme il est vraisemblable, ce personnage n'est autre qu'Indra. Entent cas, c'est bien Indra qui «découvre», au vers III, 44, 5, une foudre « pressée par les pierres », laquelle ne peut être que le Soma-éclair*. Les vaches compagnes d'Indra, I, 84, 10 et 11, qui «cuisent » * ponr lui le Soma et lui envoient la foudre, sont les eaux célestes, et le Soma qu'elles cuisent ne diffère pas de la foudre dont elles arment le dieu. Au vers VlU, 89, 9 encore, ce sont, A ce qu'il semble, les eaux du ciel qui présentent « comme une offrande» à Indra la foudre « qui était gisante dans la mer» et «couverte d'eau». En somme, le breuvage et la foudre d'Indra ne font qu'un. Les Aishis ont pu prendre leurs formules à la lettre quand ils se vantaient de mettre la foudre dans les mains d'Indra, cf. I, 63, 2, et il est permis en revanche d'expliquer par une allusion au sacrifice céleste l'application des mêmes formules aux dieux alliés d'Indra, 11,20, 8. La foudrei quon appelle Soma, n'est pas d'ailleurs un éclair sans tonnerre : « Soma, le breuvage d'Indra, est devenu la foudre qui acquiert mille biens, çuand son hymne retentit », IX, 47, à^ De même qu'il met la foiMlre dans les nains lladra, la prêtre attelle aussi ses chevaux, I, 82, 1-^ ; lU, 35, 2 ; 50^