‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 149 sur 335 · Voir p · texte numérisé non relu

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3. Remarquons encore que les « cent nœuds » de la foudra (voir Ûrastmanu, s. v. çataparvan), devaient rappeler les nœuds de la plante du Soma {somO'parvan),

j2; VII, 19, 6. On trouvera plus loin de nombreuses formules qui font de la prière l'instrument principal de cette opérà- ^on. Mais il est dit aussi de la « coupe », c'est-à-dire de la liqueur sacrée, qu'elle attelle les Haris S I, 82, 4, comme il est dit ailleurs' qu'elle aiguise la foudre d'Indra, -^ et des âornas eux-mêmes, qu'ils mettent en mouvement les deuxHa- TÎSf X, 96, 7,cf. 6. C'est sans doute dans le même sens que Sema est appelé le maître des Haris, IX, 105, 5 (cf. encore XX, 96, 2).

Or nous montrerons de plus que la prière qui attelle, ou <pà sert à atteler les chevaux d'Indra, se substitue souvent à -ces chevaux, qu'elle devient elle-même la monture, ou encore le véhiculé du dieu. Il faut nous attendre à trouver cette con- <^ption curieuse de l'action du sacrifice appliquée au Soma comme à la prière.

On sait déjà que le Soma est très fréquemment représenté comme un cheval '. Rien n'était plus simple que d'en faire en particulier un cheval d'Indra, puisque c'est « avec le Soma pressé » qu'Indra est amené « de loin » au sacrifice, VII, 33, 2. Et en eflfet, l'auteur du vers X, 144, 1, présente le Soma à Indra en lui disant : « Ce Soma^ ô immortel ! te tient lieu de cheval ». Au vers I, 130, 2, ce sont peut-être les Somas qu'on lui offre qui doivent l'amener comme les Haris amènent le soleil. En tout cas il ne peut y avoir de doute sur le sens des vers VI, 37, 1-3. Les Haris qui sont attelés pour faire descendre lodra (vers 1) ue diffèrent pas de ceux qui « se purifient dans la euve » (vers 2). Il n'y a pas là un simple rapprochement des deux emplois du mot hari comme nom des chevaux d'Indra, et comme épithète consacrée des Somas, cf. X, 96, 6 et 7. Il est dit en effet, au vers 3, des chevaux qui doivent porter le dieu, qu^ils « s'élancent vers lui». Les chevaux qui vont au devant d'Indra ne peuvent être dans ce passage que les Somas qui lui sont offerts *. Ceux qui reçoivent au vers VIII, 4, 14% répithète cidhvaraçri « faisant l'ornement du sacrifice », appliquée aussi à Agni, I, 44, 3, et i Soma, X, 36, 8, i>ont

t. BêHpofêna, An r^rs 1, 61, f6r,Ia même ëpïflr&ta est appfiquée aux prière^ li f« m«C hdpiyûfand doit^ comme je le pense, être conservé sous la ionaê qn^ a éans la «amhità, et si Taccent doit lui être restftoé, ef. I, 62, 13.

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