LA PRIERE
L'élément essentiel du sacrifice, après, ou plutôt avec le Soma, est la prière. Le sacrifice « sans prière » ne plaît pas à Indra, X, 105, 8. Anvers VII, 26, 1, il est dit que le Soma n'enivre pas Indra sans avoir été exprimé, et que, même après avoir été exprimé, il ne Tenivre pas s'il n'est pas accompagné de la prière. Aucun texte ne saurait mieux montrer l'étroite liaison des deux parties essentielles du culte. Le vers suivant porte encore que le Soma enivre Indra « au fur et à mesure de la récitation des hymnes ». La prière et le Soma sont souvent rapprochés dans une même formule d'invocation à Indra, II, 12, 14 ; VI, 38, 4; VIU, 6, 21 ; 13, 16, ^tpassim^. C'est par l'action, ou peut-être même en compagnie* de la prière, que Soma pénètre dans les membres d'Indra, in, 51, 12. Le cœur du dieu guerrier est « pris » quand le Soma est exprimé pour lui et que la prière l'appelle. Vil, 24, 2. Les deux choses qu'on le prie d'entendre, au vers .Vin, 50, 1, sont sans doute aussi la prière et le bruit du Soma coulant à travers le tamis. Le sacrifice céleste ne diffère pas sur ce point du sacrifice terrestre. L'hymne « à sept têtes », rappelant les sept prières, a été chanté en l'honneur •d'Indra dans le séjour suprême, Vâl. 3, 4, cf. 4, 7. C'est aussi dans le ciel que l'hymne « est né » en même temps •que lui, et pour lui, ainsi que le sacrifice pris dans son ensemble, Vm, 78, 5 et 6, cf. 85, 21. Au vers V, 29, 8, rhymne chanté par les dieux en l'honneur d'Indra figure à côté du Soma et des autres ofi'randes, et une expression du vers X, 113, 8, que nous retrouverons plus loin, « l'élo- •quence accompagnée du Soma », fera mieux ressortir encore