Voir plus haut, p. 270, note
2. Le pluriel ajagantana nous oblige à joindre à Indra et à VrishAkaiû » seuls nommés au vers 22, un troisième personnage qui ne peut être que leur commune épouse.
3. Le vers X, 38, 5 ne renfermerait-il pas aussi une allusion obscène à ridée que Tépouse d'Indra habite avec Kutsa, c'est-à-dire qu'il la partage .avec cet ami f
nous avons à étadier maintenant, dans Tapplication particu-^ liéro qui en est faite à la prière.
De même que le Soma, le chant, Thymne, la prière sous toutes ses formes k accroît», c'est-à-dire « fortifia' » tous les dieux, les Açvins, I, 117, 11; II, 39, 8; V, 73, 10; VIII, 8, 8; 15; 19 et 22, cf. 76, 4, Vishnu. VII, 99, 6 et 7, Rudra, I, 114, 0; VI, 49, 10, une divinité de Tordre purement naturaliste, comme l'aurore, VII, 77, 6, cf. I, 124, 13, un dieu du culte •, comme Brihaspati, 1, 190, 1; X, 64, 4; 67, 9, cf. 10^et même les personnages augustes auxquels les Âishis donnent le nom d'^dityas, VI, 67, 1; VII, 12, 3\ Mais les formules de ce genre sont appliquées surtout à Indra, invoqué, soit avec un autre dieu, III, 53, 1, soit seul, comme c'est le cas le plus ordinaire.
Indra grandit quand on le loue, I, 130, 10; 173, 1; JV, 21, 1. Il a été accru par les chants des anciens Aishis comme il l'est par ceux des nouveaux, VI, 44, 13, ou, selon l'expression du vers III, 32, 13, par les hymnes anciens, par les a intermédiaires » et par les nouveaux. Les chants, les hymnes qui l'accroissent sont désignés, tantôt par le mot gir, VI, 17, 3; 18, 1 ; 44, 5; VIII, 3, 3; 13, 16 et 18, tantôt par le mot sioma, V, 29, 11; VI, 38, 3; VIII, 6, 1; 14, 11. tantôt parle mot vktha, I, 10, 5; II, H, 2; VIII, 6, 35; 14, 11; 84, 7, ou encore par deux de ces mots, VIII, 84, 6, ou par les trois à la fois, I, 5, 8. Ils le sont aussi ailleurs par les mots çatsïêaf X, 73, 2, suvrikti, I, 61, 3; III, 51, 1, ângtuha, I, 61, 3, arka, V, 31, 4, ou à la fois par les mots arka^ sâman etgàyatra, VIII, 16, 9. Anvers VIII, 13, 25, les hymnes qui doivent fortifier Indra sont appelés par une figure hardie, des «secours chantés^ par les Aishis ». Mais celui des noms de la prière que les Ahisis semblent rapprocher le plus volontiers de la racine vvidh « accroître », employée dans la plupart des formules de ce genre, est le mot brahman (paroxyton)^ formé d'une racine de sens analogue {brih)^ et qui doit probablement son origine à la conception même qui fait de la prière un moyen d* «accroître», de «fortifier» le dieu. Le
i. Voir plus haut, p. 237 et 250.
S. Nous avons relevé ailleurs les formules qui expriment V « accroissement » d*Agni et de Soma par les prières» à propos de la conception qui fait des prières les mères de Soma et d^Agnii p. 10 et 26^
3 Ce sont peut-être aussi les prières qui sont représentées au vers I, 71,3; a'iant vers les dictlx et les « accroissant f^.