Cf. VI. 50, 14 ; VII, 56, 15, et sui-loul VllI
ÛKiiOAi(J5E4 Ln Uriigion vétih/tU^ 11. is
rapprochement parait surtout intentionnel dans les passages où figure, au lieu d'une forme verbale de la racine vvidh^ V, 31, 10; VI, 20, 3; 38, 4; VIII, 87, 8, le substantif vardAona, dont le sens « moyen d^accroissement » parait être identique à la signification étymologique du mot brf,hman lui-même. C'est en ces termes qu'aux vers I, 52, 7; II, 12, 14 ; VI, 23, 5; VII, 22,' 7; VIII, 1, 3; 51, 4, la prière est présentée comme un moyen d'accroissement pour Indra S et qu*il est dit ailleurs, VI, 23, 6; X, 49, 1, que ce dieu se fait de la prière un moyen d*accroissement.
La racine vridh, qui figure elle-même quelquefois sous deux formes différentes dans les formules relatives à Tac-; croissement d'Indra par la prière, VI, 37, 5; VIII, 2, 29; 13, 18; 87, 8, me paraît y conserver toujours son sens propre, aussi bien que la racine vaksh, par exemple, employée aux vers VIII, 12, 4 ; 82, 9, ou la racine vaj qui se rencontre aux vers IV, 41, 8; VI, 24, 6. Je ne crois pas qu'il y ait lieu d*atténuer ce sens en celui de «réjouir, contenter^», même dans un passage comme le suivant, VIII, 6, 12 : a Quels que soient, ô Indra, les /?ishis qui t*ont loué ou qui ne t'ont pas loué, sois fortifié quand c*cst moi qui te loue. » Le prêtre ne demande pas simplement que son hymne soit préféré d'Indra ; il souhaite que cet hymne exerce sur lui, mieux que tout autre, l'action a laquelle sont attachés les avantages qu'il attend du sacrifice. Et, ce qui prouve bien que la racine t;rtc{A garde là son sens ordinaire, c'est que, au vers précédent, nous voyons exprimée déjà, et en termes qui ne laissent place à aucun doute, l'idée qu'Indra emprunte sa <c force » aux chants qui lui sont adressés. Ailleurs encore il est dit expresse* ment que les hymnes accroissent la force d'Indra, VIII,51,I; qu'ils lui donnent la force, VIII, 2, 30, cf. VII, 33, 4;X, 100, 5; qu'ils retentissent pour lui donner la force, VHI, 12, 22 et 23; qu'ils sont une force, indriya, que le sacrificateur lui donne ; VIII, 82, 27, que le dieu croît « de corps, lanvd », par l'effet des chants, III, 34, 1 ; VII, 19, 11 ; VIII, 1, 18^ C'est lorsqu'il s'est ainsi «accru » qu'il remplit las deux mondes, III, 34, 1. Indra, comme on sait, est un dieu qui « nait » et qui «grandit», VI, 38, 5, et cette «crois-
i. Les mêmes formules sont appliquées aux Açvins, II, 39, 8; V, 73^ 10, cf. I, 117, 11, et à d'autres divinités, X, A, 7, cf. î, 93, 6; 124, 13.