‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 171 sur 335 · Pins haut, p. Set ti · texte numérisé non relu

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Nous avons donné d'avance le mot de^Bnigme. Le paradoxe

k résulte de la combinaison de deux hfjMes distinctes, la prière-

ipouse etla prière-char ouattelago dSdra. Cette combinaison

t favorisée par un jeu demots aar^Ktali, dont le sens propre

■«stwAïf, et sur la signiHcation^^mologique de vahatuii.

Btte interprétation qui me Qg^Vavoir pour elle, non paà des

aisemblances plus ou ni||^H^nf]es, mais l'évidence même',

'vir de confi^^HBa aux interprétations analogues

3 proposé^^Rr Indrâni et pour Mudgalânî.

antles chevaux d'Indra, ou quand rmêmes le riMe di* chars ou d'attelages, seulement pour amener le dieu au sacrifice*, 1,82, fl;'m, 2; II, 18 {en enUer);ni, 35, 2; IV. 31,4; Vin, 2, 27 ; 17, 2, et passim, c'est aussi pour le conduire au combat-, pour lui faire conquérir des richesses, l, 130, 6, pour le rendre triomphant, lui et son protégé. C'est ce que nous avons vu dans le mythe de Mudgalânî, à la fois cocher, cavale et arme d'Indra. Au vers VI, 20, 9, les chevaux d'Indra R att«léB par la parole » le conduisent, armé de la foudre, contre ses ennemis. Citons encore le vers VII, 27, 1, dans lequel on demande à Indra de prendre pour attelages les prières «qui sauvent », Vil, 27, 1. Los hommes eux-mêmes comptent sur leurs prières comme sur des cavales avec lesquelles ils pourront, en compagnie d'Indra, conquérir tous les biens, VI, 45, 12 '. » Au vers VIII, 3, 15, les chants adressés à Indra sont comparés à des chars toujours victorieux.

1. AjoutODi «Dcore que le vers 1 dont M. Oraesmann méconnatt la liaison arec la vers 3 (en rejetant ce vers 3 comme interpolé] renrarme an* figim appartenant au mjme ordre d'idées : lea cbevaui d'Indra viennent aT«c de* paranjmpbeg, varaih (oijton), trouver d'autres paranymphes. vortln, que le participe aMi praiidatab désigne comme des préIres occupés au lacri&ce, cf. IV, I, I 3. C'est qu'il y a un double mariage, celui du dieu avec la prière, et celui des hommes arec les faveurs du diea (voir plus btut, p. 331, note i}. On prie en mime temps Indra de goûter deux choses, dont une seule est nommée : le breuvage sacré. L'autre est évidemment la pritre A laquelle il va s'unir. C'est encore ce dernier mariage qu' < enseignent » les vaches, c'est-à-dire toujours les prières (ters 4).

1. Au vers X, 114, 6, le sacrillce lui-mâme est le char qu'on fait rouler au moyen de la lic et du sdman, c'eat-à-dir£ de la prière récitée et de la prière ebautëe, considérées sans doute comme deui chevaei (ou comme deui roues !)

I. L'auteur du vers Vlll, 1(1, 33 se vante, en honorant Agni, n d'atteler les richeMes des hommes comme ses hymnes o, c'est-à-dire de les conduire Où il veut, comme ses hymnes eui-m6mcs. (Voir sur ce passags I, p. VII, eo DOte.) Au vers X, 101, ï, le < navire r fait par les prêtres, qui « avec ses rames fait traverser ■ lea dangers, parait être atissi la prière. Les incantations des impies ont pu être, dans le même ordre d'Idées, appelées dea cbevaui mal attelés, X, 41, 7.

BcROAiONE, LnRelij/ion védii/ue. II. IV

Après les formules et les mythes qui font de la prière une arme entre les mains dlndra ou un attelage qui le porte» on pourrait citer encore un grand nombre de passages qui lui rapportent plus ou moins directement l'honneur des victoires quelle fait gagner au dieu guerrier, ou aux hommes, ses alliés. Contentons-nous d'en signaler quelques-uns comme exemples. Les suppliants dlndra espèrent vaincre par larte, c'est-à-dire par le vers de l'hymne sacré, ceux qui ne récitent pas de rtc, X, 105, 8, et ils lui demandent de rendre le chantre vainqueur, I, 102, 9. Ce sont en effet les invocations, aussi bien que les offrandes qu'on lui adresse, qui assurent la victoire, Vâl. 5, 7, cf. 6. La prière que Viçvâmitra adresse à Indra protège la race des Bharatas, m, 53, 12. D'après le vers 2 de l'hymne X, 138 à Indra, c'est le chant conforme à la loi qui a fait briller le soleil. On dit au même dieu, X, 112, 8 : « Tu as ouvert la montagne, ta as fait que la prière a aisément trouvé la vache. » Nous verrons que le chant des Maruts en son honneur reçoit l'épithète vritrahmitama a grand tueur de Vritras», et que c'est par lui que ces dieux ont fait apparaître la lumière, VIII, 78, 1. C'est sans doute aussi comme représentant la prière qne Sarasvatî S reçoit, au vers VI, 61, 7, l'épithète vritra-^kni ((meurtrière des Vritras ». Beaucoup de formules analogues sont réservées pour l'étude que nous consacrerons à chacun des prêtres ou des groupes de prêtres mythiques d'Indra.

Ce qui prouve bien que les Tlishis attribuent une puissance propre à la prière, c'est qu'ils la demandent à Indra en même temps que la richesse, VIII, 6, 9, cf. 4, 6 et VI, 34, 1 ^, comme une sorte de moyen magique d'acquérir tons les biens ^. L'auteur du vers X, 47, 3, demande pareillement à Indra une richesse composée de bonnes prières et de Aishis illustres *, cf. 4 et 5.

Le Soma qui enivre Indra est devenu un allié du dieu. Le secours que la prière porte au dieu guerrier, III, 30, 10, cf. VI, 47, 15 ; Vm, 3, 15 ; Vâl. 6, 1, comme celui-ci porte luimême secours à la prière dans les combats, VIII, 37, 1, ce secours consistant en hymnes de louanges chantés par les

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