Et des Açvins, VIII
7. Le mot « chant t (gir) étant féminin en sanskrit, le nom de VfishAgir nous donne peut-être le mot de l'énigme du vers 1, 164, 16 : « Celles qui «ont des femmes, on m*a dit que ce sont des mâles. »
d'Indra dont les noms particuliers sont AijrâçvaS Ambarisha, Sahadeva, Bhayamâna, Surâdhas.
Parmi ces personnages et d'autres du même genre, ceux dont la réalité historique est le plus vraisemblable' sont les rois ou chefs qui figurent dans les hymnes comme les patrons de certains prêtres, et ces prêtres eux-mêmes, par exemple Prithuçravas (peut-être aussi Daçavraja) et Vaça Âçyya. Plusieurs de ceux dans lesquels nous ayons reconnu des prêtres paraissent même être, ou les auteurs des hymnes où ils figurent, comme Samvarana de l'hymne V, 33, ou les officiants qui y sont invités (ou qui s'invitent eux-mêmes) à remplir leur ministère, comme Nodhas au vers I, 64, 1 et Medhyâtithi au vers VIU, 33, 4, cf. 2, 40.
Toutefois, il faut se garder en général de confondre avec Tancêtre de la race les prétendus descendants dé cet ancêtre qui sont souvent désignés par le même nom. L*ancêtr6 des Vasishrhas est certainement un représentant du feu'. Les chefs des autres familles auxquelles est attribuée la composition des hymnes védiques, Gritsamadas, Viçvftmitras, Bharadvâjas, etc., ou au moins quelques-uns d'entre eaxS pourraient bien être aussi des personnages mythiques. Les Gotamas, par exemple, sont une famille de rishis dont le nom est construit, dans plusieurs hymnes, à la première personne, I, 60, 5; 78, 1, ou à la seconde, I, 79, 10, et qui ont honoré les différents dieux, ibid.; I, 77, 5; 88, 5; 92,7; 183, 5, particulièrement Indra, IV, 32, 9. Les expressions telles que a Les Gotamas ont attelé les Haris d'Indra avec leurs prières », I, 61, 16; 62, 13, cf. 63, 9; IV, 32, 12; VIU, 77, 4, sont d'un usage courant pour les prêtres réels. La hardiesse même de cette formule d'un hymne aux Mamts (( Les Gotamas ont, avec leurs hymnes, retourné sens dessus dessous l'urne céleste pour boire », I, 88, 4, cf. 85, 11 •, ne
1 . Si celui-là est identique à un protégé dei Açvins qui porte le même nom, c*est, comme on le Terra (lU, p. 5 et suiv.)» un personnage mythique.
2. Nous disons a vraisemblable » parce que les dàna-stuti, comme on las appelle, les louanges des rois ou plus généralement des riches qui ont généreusement rétribué leurs prêtres , pourraient bien dans certains cas n*étre pas un remerciment de Tauteur de Thymne à son patron, mais une invitation quUl lui adresse d*imiter la générosité des héros de la légende.