‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 228 sur 335 · Voir phu bas, p · texte numérisé non relu

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possible que le cheval bruyant des Maruts représentât aussi le soleil ^ Nous avons eu déjà Toccasion de citer un passage où il est dit de Soma qu'il a henni comme le dieu soleil, IX, 64, 9, et de remarquer que cette conception peut s'expliquer, non seulement par le rôle du soleil dans l'orage, mais encore par la confusion du soleil et de l'éclair sous la âgure d'Agni ou de Soma. Et, en effet, dans notre hymne, où il s'agit du cheval solaire a né avec les aurores », 3, il est dit au vers 8, de ce cheval^, qu'il chante* avec les troupes d'Indra, dont les chants sont encore mentionnés au vers 6.

Ce dernier trait appartient, du reste, à une nouvelle conception du caractère des Maruts, la plus intéressante selon nous, et que nous allons étudier sous ses dififérentes formes. L'une de ces formes rentrerait encore dans le sujet des fonctions matinales des Maruts : c'est le nom de chantres {arcinah) de l'aurore, si c'est bien eux que ce nom désigne au vers 1 de l'hymne V, 45, cf. 4 et II, 34, 1, et non les Angiras nommés au vers 8. Le plus probable est que, dans cet hymne, les Maruts sont, comme dans d'autres passages que nous citerons plus loin, confondus avec les troupes d'ancêfares mythiques. Mais établissons bien d'abord leur caractère de sacrificateurs célestes.

Au vers 3 de l'hymne V, 3 à Agni, qui est appelé là Rudra, comme le père des Maruts et les Maruts euxmêmes, on lit que les Maruts ont « puriâé » cet Agni, ce feu. Or cette expression désigne ordinairemeut l'une des opérations du sacrifice. Agni est aussi célébré par les hymnes des Maruts, V, 56, 5. Au vers X, 62, 2, l'Agni « excité » par les Maruts, identifiés là avec les Viçvedevas, se donne à luimême le nom de sacrificateur. Le sacrifice dont, au vers I, 58, 3, il a été institué le prêtre par les Maruts, est vraisemblablement aussi un sacrifice céleste. C'est en tant qu'allumé par les Maruts ou Rudras qu'Agni reçoit les épithètes raudra, X, 3, 1, et marudvridha, « accru (littéralement, qui s'accroît) par les Maruts », III, 13, 6, cf. 5 et 16, 2. C'est peut-être pour la même raison qu'il est invoqué avec les Maruts, dans l'hymne I, 19, et aux vers V, 60, 6-8 ; VII, 5, 9; VHI, 7, 32;

1. La même observation s'appliquerait à 1* « espion hennissant » du vers V,59, 1.

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