P. 969 et suIt
2. Sur ce mot, voir III, p. SSetsoiv. La libéralité des Maruts est comparée à cette Asuryi, qui en est le symbole, le type mythique.
t. SouTent considérée comme une arme. Voir I, p. 310 et II, p. t7S.
passage les vers I, 88, 5 et 6, le premier constatant le mystère dont s'enveloppent les Maruts, le second portant que <i lear chant répond à celui du sacrificateur ». Dans le même vers 3 de Thymne I, 167, l'union de Rodasî avec les Maruts, cf. 4 et 5, est exprimée dans des termes identiqueSi mimyaksha yeshu^, cf. VI, 50, 5, à ceux qui expriment ailleurs, V, 58, 5, l'union des Maruts avec leur propre pensée, ivayà nuUyâ marutah sam mimUcshuli. Le vers 6 ajoute que les Maruts ont a établi » la jeune femme brillante et forte a dans les assemblées d : cette formule, rappelant celles qui célèbrent l'institution d'Agni comme prêtre du sacrifice, ne peut guère s'appliquer qu'à la prière, et placée dans une hymne aux Ifaruts, et dans un fragment de cet hymne consacré àRodast, elle paraît exprimer l'idée que la prière terrestre est un don des Maruts' et ne dififère pas originairement de Rodasî eller même. Le vers 7 commence, ainsi que la plupart des énigmes proprement dites, par l'annonce d'une grande merveille. On doit le rapprocher du vers I, 152, 3, proposant également à l'admiration des hommes cette énigme : « Celle qui n'a pas de pieds s'avance en tête de celles qui ont des pieds. » Ici celle qui est immobile, > sthirâ, traîne, vafMte^ amène les « femmes prospères » , c'est-à-dire sans doute les aurores on les eaux. Le mot de l'une et de l'autre énigme est au vers 6 de l'hymne YI, 59 à Indra et Agni, où celle qui, étant sans pieds, précède celles qui ont des pieds, « quitte la tête qui parle au moyen de la langue », en d'autres termes représente la prière. Or l'héroïne de notre vers 7 est encore Rodasî, comme le montre l'épithète vvishamanâs, évidemment équivalente à nttmands du vers 4, et donnant le sens de celle-ci. Rodast a le cœur d'un homme et rappelle la femme « plus forte qu'un homme D du vers V, 61, 6^. Remarquons enfin que Rodast est, au vers 5, comparée à Sûryà, et qu'au vers ¥1,50, 5, le rapprochement dePûshan, amant de Sûryâ, et de Rodasî, suggère l'idée d'une assimilation des deuxpersonnages. Ornons verrons que Sûryâ représente dans l'hymne X, 85 la prière s'unissant au breuvage du sacrifice. Bref, Rodasî est aux Marut,
i. L*épithët6 ghritâcij qui lui est donnée dans oe passage, est appliquée ailleurs à Sarasvatî, V, 43, 11 ; quant à Tépithète sudhitâ, eUe convient tont particulièrement à la prière, I, 140, 11; VU, 32, IS, ainsi qn'aaz antres éléments du culte.
S. Cf. ci-dessus, p. 386.