‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 255 sur 335 · Cf. encore VI, 54, 1 et · texte numérisé non relu

Cf. encore VI, 54, 1 et

3. La « fosse » kevata^ où ils craignent que leurs vaches ne se perdent, VI, 54, 7, rappelle le réservoir mystérieux des trésors célestes désigné par le terme synonyme de garta. (Voir III, p. 31-32 et 122-125.)

comme ces démons par le nom de jt>ant, VI, 53, 3 et 5-7, et de leur arracher en quelque sorte les dons qu*ils en attendent '.

Au premier rang des trésors célestes trouvés par Pûshan, il faut placer le Soma. C*est, en effets le Soma qui est appelé aux vers I, 23, 13 et 14, le « roi* caché ». Son barhU <c éclatant » est sans doute la lumière qui tient lieu de gazon sacré dans le sacrifice céleste'. Pûshan a trouvé ce Soma caché» il l'a ramené comme un animal égaré, et nous verrons plus loin * qu'avec les gouttes de la liqueur divine, il a fécondé la terre.

Au vers 6 de l'hymne VIII, 29, où Pûshan, sans être nommé, est désigné par ses attributs ", ce dieu est représenté ce humectant ^ les chemins comme un voleur » ; formule bizarre, mais qui s'explique par la phrase suivante : <c II connatt les trésors ». La comparaison « comme un voleur » s'applique à la découverte et à la prise de possession des trésors cachés, et ces trésors ce humectent les chemins » parce qu'ils ne sont autres que le lait des vaches célestes, ou bien encore le Soma, coulant par les chemins qui descendent du ciel sur la terre. Selon toute apparence, les chemins que Pftshan fraye aux hommes ont pour prototypes mythiques ceux qu'il a frayés aux vaches célestes, et aussi ceux qu'il s'est frayés à lui-même.

Pûshan, en effet, a été conçu à l'origine, non seulement comme trouvant les vaches cachées, mais comme sortant luimême d'un séjour invisible, d'une « enveloppe », vavrt, X, 5, 5 \ où il a été longtemps retenu. C'est en ce sens que j'interprète le nom de « fils de la délivrance »,t;imtieo napât,

l. L*épithëte bt'ahma-codanl « favorisant les prétras », of. VI, 45, 19; Vftl., 3, 3, donnée à Vârâ^ VI, 53, S, indique bien que les intérêts en jeu sont cens des prêtres mêmes. Cf., d*ailleurs, le vers 2.

•• Le titre de « roi » est souvent donné à Soma. Voir Orastmaon t. r. rùjan.

3. Je ne pense pas que le Soma soit dans ce passage, comme le veulent M. Roth et M. Grassmann, la lune au milieu des étoiles. (Voir I, p. 15S )

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