‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 257 sur 335 · Le nom de Pûshan se présente ici sous la forme pûêkatïû · texte numérisé non relu

Le nom de Pûshan se présente ici sous la forme pûêkatïû

qui Ini est donné aux vers I, 42, 1 et VI, 55, 1. Le « fils de la déliyrance » est celui pour qui la naissance est une délivrance, qui natt par une délivrance, de même que le « fils de la force » est celui qui naît par un déploiement de force*. Le sens de l'expression peut être précisé parle rapprochement d'un mythe déjà étudié, celui du mâle, Agni ou Soma, sortant du sein de la mère qui tardait à Tenfanter *. Le nom de kàmena kvUa « fait par le désir d, qui est aussi donné à Pùshan, VI, 49, 8 ; 58, 3 et 4, peut s'expliquer dans le même ordre d'idées. Il avait été « longtemps désiré », peut-être même « arraché par le désir », c'est-à-dire « par la prière », à la mère qui le retenait. On comprend d'ailleurs que le « délivré » soit devenu « celui qui délivre », vimocana, VIII, 4, 15-16, cf. A. V., VI, 112, 3, et en particulier celui qui délivre ou qui trouve les vaches. C'est ainsi que, dans l'hymne V, 2, l'Agni céleste, longtemps retenu par sa mère (vers 1 et 2), après qu'il a été enfanté par elle (vers 2), s'avance accompagné d'un troupeaudovaches qui, elles-mêmes, ne sont plus retenues « parce qu'il est né » (vers 4).

Autre rapprochement entre Pûshan et le mâle caché. Comme la forme terrestre, ou plus généralement la forme visible du mâle exerce une action sur sa forme invisible ^, de même « l'enveloppe » de Pûshan a été cherchée et trouvée par Agni, X, 5, 5. Pûshan a lui-même deux formes, l'une brillante, l'autre «sacrée», c'est-à-dire mystérieuse *, sombre même, puisque, sous ces deux formes, il rappelle les deux jours c< de couleur différente », VI, 58, 1, c'est-à-dire le jour et la nuit.

Ce dernier trait convient bienà un dieu solaire, la mythologie védique attribuant au soleil lui-même deux formes, l'une brillante, l'autre noire, I, 115, 5, l'une diurne, l'autre nocturne, X, 37, 3. Les vaches que Pûshan a trouvées dans le ciel peuvent être les aurores. Les chemins qu'il a frayés peuvent être les chemins de la lumière. Ajoutons que Pûshan a fait avancer la roue d'or du soleil, VI, 56, 3, et qu'un dieu

i. Voir plus haut, p. 7.

î. Plus haut, p. 85 et suivantes.

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