Voir plus haut, p
4. On peut chercher une allusion à la nature mystérieuse de Pûshan dans le premier vers de Thymne VI, 56 : « Celui qui désigne Pûshan en l'appelant le mangeur de bouillie, n'indique pas réellement Tessence du dieu. » Cf. pour ridée exprimée, les vers X, 85, 3 et 16. Cf aussi les passages où le suppliant se défend de vouloir mépriser Pûshan, I, 42, 10; 138, 4.
qui conduit le soleil peut très bien avoir été à rorigine une personnification de Tastre lui-même. Au vers VI, 54, 3, la «roue » qui ne souffre aucun dommage, la «jante » qui ne chancelle pas, sont attribuées directement à Pûshan. Enfin les fonctions de « gardien du monde * », X, 17, 3, cf. H, 40, 1, de « surveillant de tous les êtres », III, 62, 9 ; VI, 58, 2, dont on charge aussi Pûshan, ne sauraient être mieux remplies que par un représentant du soleil. Elles sont confiées à Pûshan par Savitri, X, 139, 1, cf. 2 et 3, dieu qui préside au cours du soleil et qui est lui-même identifié, d'une part au soleil ^, de l'autre à Pûshan, V, 81, 5 ^.
Mais Pûshan a aussi, comme dieu de l'agriculture, d'autres fonctions dont l'explication devra être plutôt demandée aux phénomènes météorologiques. Avec les gouttes du Soma qu'il a découvert dans sa retraite mystérieuse*, il a « réalisé » un attelage de six bœufs, et « labouré en quelque sorte le champ d'orge avec des bœufs», 1,23, 13-15, c'est-à-dire, en somme, qu'il a fertilisé le champ avec le Soma contenu dans les eaux de la pluie ^. Et en effet, il est dit ailleurs qu'il arrose les champs, X, 26, 3. Le vers VI, 54, 3 parle de sa « cuve ® » en même temps que de sa roue. L'aiguillon dont il est armé, VI, 53, 9; 58, 2, cf. 53, 5 ; 6 ; 8, suggérerait naturellement l'idée de l'éclair, même sans l'épithète go-opaça, VI, 53, 9, dont le sens bizarre « qui sC pour chevelure les vaches » ne peut s'expliquer que par allusion aux vaches de la nuée, c'est^ à-dire aux eaux dont l'éclair est enveloppé, cf. IX, 71, 1. Les troupeaux que le même aiguillon procure, VI, 53, 9 ^ ne peuvent donc être aussi que les eaux du ciel. L'épithète çithira, au vers VI, 58, 2, signifie sans doute que l'aiguillon,
4. Nous avons vu quMl est aussi appelé le maître des êtres mobiles et immobiles, I, 89, S.