‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 261 sur 335 · Voir Qrassmann, s. v · texte numérisé non relu

Voir Qrassmann, s. v

un autre trait commun aux mythes de Soma^ et de Pûshan,

Ajoutons maintenant que Soma, comme Pûshan, est le gardien des troupeaux, X, 25, 6, et retrouve les objets perdus, VIII, 68, 6. Le passage où Soma est comparé à Pûshan comme inspirateur de la prière, IX, 88, 3, a été déjà cité. Inversement, Pûshan, que nous avons vu féconder les champs avec les gouttes du Soma céleste, est comparé ailleurs au breuvage divin, quand il arrose la terre, X, 26, 3. Enfin, non seulement Pûshanestappelé lui-même une «richesse», VIII, 31, 11 que dispensent les dieux, I, 23, 8 ; mais, sous le double nom de « richesse» et de Pûshan, il est formellement identifié à Soma, au vers 7 deThymne IX, 101, et dans un autre hymne à Soma, IX, 81, 4, il reçoit Tépithète consacrée à ce dieu, pavamâna « qui se clarifie ^».

Ces derniers passages ne sont cependant pas les meilleurs arguments en faveur de Tidentification de Pûshan à Soma, On pourrait les expliquer par une assimilation passagère sans les nombreux traits de ressemblance qu'offrent les deux mythes. Le plus frappant de tous, à mon avis, est Tunion de Tun et de Tautre dieu avec Sûryâ. C'est seulement dans le chapitre suivant, consacré aux Âçvins, que nous étudierons le mariage de Soma avec Sûryà, dans lequel les Açvins jouent le rôle de paranymphes. Mais nous devons constater dès maintenant que Pûshan joue dans ce mythe le rôle d'un substitut de Soma. La formule du vers VI, 58, 4, d'après laquelle Pûshan a été « donné » par les dieux à Sûryâ, éveille l'idée d'une naissance plutôt que d'un mariage^. Mais Pûshan est l'amant de sa mère, VI, 55,5: Sûryà pourrait donc être l'épouse aussi bien que la mère de Pûshan. Elle ne diffère sans doute pas non plus de la sœur ^ à laquelle Pûshan s'uâit

Page 1