Cf. encore le « peau du dormeur b, p
3. On pourra objecter qa*ils « caracolent v eux-mêmes. Mais la racine vanc exprime aussi, par figure, le jaillissement du Soma, IX, 2. 2; 97, S; 108, 10, et nous avons tu déjà des chevaux montés sur des chars (I, p. 14S et 2!t9, 11^ p. 281 où il s*agit précisément du taureau kakudmat que nous avons rapproché ci-dessus, du kakuha), tiCs Açvins, en même temps qu*ils portent les Somas sur leur char, peuvent aussi d'ailleurs être tramés par eux, ainsi qu*Indra lui-même, en ce sens que les Somas les « amènent au sacrifice », cf. I, 46, 8. Ost dans le même sens que leur char reçoit répithète adri'jûta a mis en mouvement par les pierres (à presser) », III^ 58, 8. Plus généralement, les Açvins ont pour attelage le sacrifice, I, 15, 11. Le cheval qui leur est annoncé, au vers VII, 70, 1, est peut-être le ghnrma « offrande de lait chaud », mentionné avec la prière au vers suivant, « qui leur fait passer les mers et les rivières t. Les prières, surtout, tiennent souvent lien aux Açvins, comme à Indra (voir p. 283-288 et ci-dessous, p. 445), de chars et de chevaux.
4. Ce char est aussi appelé plus rapide que la pensée, I, 117,2; 181, S; 183, 1 ; X, 89, 12, que la pensée du mortel^ I, 118,1, plus rapide qu'un clignement d*yeux, VIII, 02, t.
man « au vol puissant » I, 116, 2. II est même question d'un navire ailé, I, 182, 5, quand le passage des Açvins à travers les eaux du ciel nécessite cette transformation de leur véhicule. Quand il est dit des deux divinités qu'elles volent, VIII, 26, 6, cette expression s'explique par le fait qu'elles sont portées par des oiseaux. Mais, dans l'un des passages où il est fait mention de cet attelage, les Açvins sont comparés eux-mêmes à des aigles, Y, 74, 9. Ils le sont encore, en plusieurs autres passages, à différentes espèces d'oiseaux de proie, d'oiseaux d'eau, ou à des oiseaux quelconques S II, 39, 1 et 3; IV, 43, 3; V, 78, 1 ; VIII, 35, 7 ; 8 et 9; 62, 4, cf. I, 118, 11 et 183, 1. Enfin, i cause de leur étroite union, ils sont aussi comparés aux deux ailes d'un oiseau, I, 182, 7. Nous aurons l'occasion, à propos du mythe particulier du Bhujyu*, de revenir sur les oiseaux des Açvins, et sur les Açvins oiseaux, et d'ajouter un complément aux citations précédentes. Mais celles-ci suf- • fisent déjà pour faire ressortir, d'une façon générale, un rapport qui pourra être alors précisé, entre Soma porté par un aigle, et les personnages transportés par les Açvins sur un char ailé.
A défaut d'autres traits, la multiplicité des séjours ou des lieux 4'origine peut être une raison suffisante d'assimilation à Agni ou à Soma. C'est évidemment Tune ou l'autre de ces formes universelles de l'élément igné qui est désignée dans ce vers : Vâl., 9, 3. « Vous avez fait cette merveille, ô Açvins, le taureau^ du ciel, de l'atmosphère et de la terre. » Ici Agni (ou Soma) est une création des Açvins. Il figure simplement comme leur protégé au vers I, 112, 4, où il est désigné par l'épithète dvi-mâtri <c qui a deux mères v, et par le mot trimantu a qui a trois pensées », suggérant assez naturellement l'idée d'une triple forme. Grâce à la faveur des Açvins, celui qui a trois pensées est devenu «c voyant » : ca trait rappelle le miracle par lequel les Açvins rendent la vue aux aveugles ; noi^is l'étudierons plus loin. A côté des personnages mâles, nous rencontrerons plus d'une
1. Notons, an passant, que les Açvins sont aussi comparés à différenUs espèces d^anlmaux, particulièrement à des taureaux ou à des buffles, V,78, 1; VIII, 35, 7 et 8; 76, 1 ; X, 106, 1 et 5.