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7. L*un d'eux serait pajra sâman, VIII, 4, 17; 6, 47. Au vers 1, 190, 5, les Pajras semblent considérés comme des ennemis. L*épithèt6 pajra-koshin^ VI, 59, 4, appliquée à Indra et Agzii, signifie peut-être a honoré par les Pajras»*
gulier (vers 13). On peut conclure de là que Kakshîvat est considéré lui-même comme un ancêtre des Pajras. Nous venons devoir du reste que, sous le nom de pajriya, il peut représenter Soma, comme Pajra lui-même.
D'ailleurs, sous le nom même de Kakshîvat, qui rappelle l'expression kakshyo madahY, 44, 11, désignant vraisemblablement Soma, notre héros figure, dans un vers à la vérité assez obscur, X, 61, 16, parallèlement à Agni, peut-être comme représentant Soma. Sans doute il passe pour un rishi comme la plupart des formes de Soma et d'Agni, mais pour un rishi très ancien S ainsi que le prouve ce vers où un poète s'identifie successivement à différents ancêtres de la race humaine, en même temps qu'au soleil : IV, 26, 1. a J'ai été Manu et Sûrya, je suis le rishi, le prêtre Kakshîvat... Je suis le sage Uçanâ, regardez-moi. »
Kakshîvat, soit sous ce nom, soit sous ceux de Pajriya ou d'Auçija, est un protégé d'Indra, X, 25, 10, mais surtout des Açvins, I, 119, 9 ; 120, 5, cité au vers VIII, 9, 10 parmi plusieurs autres favoris de ces dieux, et pour lequel ils semblent, d'après les versl, 116, 7 et 117, 6 rapprochés, avoir fait couler cent cruches de liqueur du sabot du cheval mâle.
Sous le nom d'Auçija, suivi de celui de Kakshîvat, il reçoit la qualification de a marchand dont la renommée s'étend au loin », 1, 112, 11. Le poète ajoute que, grâce aux Açvins, l'urne, évidemment l'urne céleste, a répandu pour lui sa liqueur. Il ne faudrait pas croire que la qualité de marchand enlève à notre héros son caractère mythique: dans l'Atharva- Vcda, III, 15, 1, elle est attribuée à Indra lui-même. Ici elle fait sans doute allusion au long voyage accompli par • Soma-Kakshîvat sous la forme du soleil. C'est du moins l'idée que suggère l'épiihète vanku « qui caracole », appliquée au marchand mythique dans un autre passage, V, 45, 6, où il tt acquiert» également les eaux : cette épithète suggère en effet l'idée d'un cheval, et nécessairement ici d'un cheval céleste.
C'est à ce Kakshîvat que les Açvins ont donné Puramdhi. J'ai dit qu'ils semblaient la lui donner pour épouse puisqu'il est un des protégés qu'ils marient. Il ne peut y avoir de doute au moins sur le sens du vers 1, 51, 13, d'après lequel
1. Daos la dùnastuti des vers I, 126, 2 et 3, il peut être question d*Un membre de la famiUe des Kakshivats ou Pajras, et noa de raacétre luimême.
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ladra, substitué auxAçvins, lui donne la « jeune * » Vricayà. Enfin, s'ils rajeunissent ce personnage, vieux de cent ans, cf. IX, 74, 8, ou, selon l'expression du vers X, 1 43, 1, s'ils le remettent à neuf comme un char, c'est toujours en vue de son mariage. On va voir en effet le mythe du rajeunissement et celui du mariage étroitement unis dans l'histoire de Cyavàna.
Le sens étymologique du nom de Cyavâna est parfaitement clair. Ce mot n'est autre chose qu'un participe présent moyen de la racine cyu signifiant « qui s'ébranle, qui se met en mouvement», et parfaitement approprié, comme le prouve le vers X, 124,4, à la désignation d'Agni ou de Soma, quand ils se manifestent après être restés longtemps cachés *. Il est devenu le nom d'un protégé des Açvins, V, 75, 5, que ces dieux rajeunissent, I, 118,6, qu'ils délivrent de la vieillesse, VII, 71, 5, auquel ils donnent, alors qu'il est devenu vieux, une beauté qui durera toujours, VIL 68, 6. L'idée du rajeunissement se confond avec celle de V « ébranlement», déjà suggérée par le nom même, dans les passages suivants : X, 39, 4. « Vous avez rajeuni Cyavâna, comme on remet à neuf un vieux char, pour le faire marcher^. » — X, 59, 1. «Sa vie s'est prolongée et renouvelée.... ensuite Cyavâna accomplit sa tâche.» L'abandon dans lequel Cyavâna languissait quand il a été rajeuni par les Açvins, I, 116, 10, était peut-être l'abandon du Père : ce trait le rapprocherait de Bhujyu*.
Un autre détail du mythe estplus significatif encore. Nous lisons aux vers I. 116, 10 et V, 74, 5, que les Açvins ont dépouillé Cyavâna vieilli de son enveloppe comme d'un vêtement. Cette enveloppe, vavri, ne doit pas différer de celle qu'abandonnent Soma, IX, 69, 9; 71, 2, et Agni, X, 4, 4, c'est-à-dire de l'enveloppe «suprême», IV, 42, I, appelée aussi la «peau du dormeur » *.
Enfin Cyavâna ainsi rajeuni ^ par les Açvins devient, tou-
1. Ou plus exactement la «petite» arbhilm, Taurore «naissante», par
exemple.
2. 11 exprime au vers VI. 6i, 7 Tapparition des Açvins eux-mêmes.
3. Cf. ci-dessus (même page), la même expression appliquée au rajeunissement de Kaksbivat.