‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 314 sur 335 · Voir p · texte numérisé non relu

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8. Cf. encore, au vers I, 119, 2, le rapprochement de la prière et de la femelle désignée par le mot ûrjdnif et, au vers IV, 44, 1, celui de Sûryâ portée par le char des Açvins, et de la vache (la prière) vers laquelle le même char doit se diriger.

9. V^oir encore, au vers IV, 43, 7, immédiatement après une meniiou de

2, celle qui « supplie » les Açvins ne peut être que la prière, et le titre de « sœur » qui lui est donné paraît Tassimiler à la compagne ordinaire de ces dieux, à celle qui « naît », quand leur char est attelé, Val. 10, 3^ Le couple d'Indra et Agni, dont nous constaterons les ressemblances avec celui des Açvins, a une compagne qui semble correspondre à Sûryâ, et cette compagne est Sarasvatî, VIII, 38, 10, l'une des formes les plus connues delà parole sacrée.

Mais nous n'en sommes pas réduits à des arguments d'analogie. Au vers III, 53, 15, la « fille du soleil » paraît être positivement confondue avec la femelle mugissante c( donnée par Jamadagni », cf. 16, qui ne peut être que la parole sacrée *. D'après le vers XIV, 1, 55 de l'Atharva-Veda, c'est Brihaspati, c'est le « maître de la prière » qui a paré Sûryâ, comme on pare encore la fiancée pour son époux. Enfin, dans l'hymne X, 85, la description du mariage de Sûryâ est pleine de détails qui éveillent l'idée d'un sacrifice : le char qui la porte est « la pensée « (vers 10 et 12) ; il a pour essieu « le souffle » (12), et pour roues « les deux oreilles » ^ (11) ; les ais en sont des hymnes de louange (8) ; les bœufs qui le traînent sont la rie et le sâman * (11) ; la toilette de Sûryâ a ét^ faite avec des chants, ou plutôt se compose de chants en mètres divers (6 et 8), et Sûryà elle-même « chante » (9). Le cortège nuptial traverse le ciel (vers 11, cf, 7 ; 10 et 13) ; mais il n'y a rien là qui contredise les détails précédents. Le sacrifice peut s'accomplir dans le ciel aussi bien que sur la terre. Nous verrons même ^ que le char de Sûryâ peut avoir trois roues, dont Tune correspond au monde invisible. Enfin

Sûryâ (vers 6) « la prière » {sumatt), qui est a ici » et «là ». [Cf. iheha jâtà et ihehamâtarât plus bas^ p. 506, et pour l'emploi de la locution samanA paprikshe, le vers I, 103, 1.)

1. Les Açvins ne sont pas nommés dans ce vers; mais Tépithëte du char, tricakra « à trois roues » (voir plus bas, p. 50i), ne permet guère de douter quMls soient les deux divinités (vdmj, auquel le poète «^adresse. Les Açvins d'ailleurs, sont les frères de Yami (voir plus bas, p. 506), qui peut être rapprochée de Sûryâ.

2. L'idée de la parole sacrée est intimement liée au nom de Jamadagni, comme on le voit par les formules consacrées « célébré par Jamadagni », III, 62, 18; VIII, 90, 8; IX, 62, 24; 65, 25, ou « comme par Jamadagni i>, vu, 96, 3. Viçpalâ atharvi^ I»112, 10, ne serait-elle pas la prière d'Atharvan, comme la a fille du soleil » est celle de Jamadagni?

3. Cf. A. V., XIV, 1, 11. Parce que la parole sacrée « se transmet n par les oreilles.

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