‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 316 sur 335 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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3. Nous avons vu (p. 428) que Pûshan, qui remplace Soma comme époux de Sûryà, est aussi considéré comme le « fils» de son u amante ».

5. Je ne pense pas que ce mot désigne jamais, comme le veulent M. Roth et M. Gra&smann, une partie du char. Les cuves a dégouttantes » du char des Açvins, I, 87, 2« contiennent évidemment le Soma, ou, selon la formule ordinaire des hymnes adressés à ces divinités, le modhu (voir ci-dessus, p. 433). Le char est lui-même appelé une cuve, en tant qu'il porte le madhu^ VIII, 22,9, cf. 20, 8 (et VI, 5i, 3, oii la cuve de Pûshan rappelle Tassirailation de Pûshan à Soma).

soleil, la substitution de ce dieu à Soma est une nouvelle raison d'écarter l'interprétation qui identifie Tépoux de Sûryâ à la lune.

Nous avons relevé aussi* le rapprochement au vers I, 117, 13, de la fille du soleil et d'un personnage que les Açvins rajeunissent pour le marier, Cyavâna.

Enfin, la fiancée réelle passe pour avoir été l'épouse, non seulement de Soma, mais encore du Gandharva ^ et d'Âgni : l'homme n'est que son quatrième époux, X, 85, 40 et 41. La seule explication possible de cette conception bizarre est que Sûryâ, prototype de l'épouse mortelle, a eu elle-même pour époux le Gandharva et Agni aussi bien que Soma, et c'est ce qui est dit formellement pour Agni au vers X, 85, 38, cf. 39. Or le Gandharva, désigné encore aux vers X, 85, 21 et 22 par le nom de Viçvàvasu, cf. X, 139, 4-6, est, dans les hymnes, plusieurs fois identifié à Soma ^. Il l'est particulièrement à Soma-Vena*, ce qui rappelle le nom de vend « bienaimée » de Soma, donné à Sûryâ, I, 34, 2. Quant à Agni, nous ne pouvons nous étonner de le voir remplacer Soma, les deux éléments mâles du sacrifice jouant, en général, des rôles équivalents dans la mythologie védique.

Le vers X, 85, 40 assigne un rang •particulier à chacun des époux divins de la fiancée réelle : le premier aurait été Soma, le second le Gandharva, le troisième Agni. Mais l'équivalence essentielle de Soma, du Gandharva et d'Agni ne permet pas de voir là un trait primitif du mythe. Le Gandharva, en tant que distingué de Soma, aurait pu passer plutôt pour le premier époux de Sùryâ; car il est aussi Tune des formes du Père^, et semble, aux vers X, 10, 4-5, confondu avec Savitri ^, c'est-à-dire avec le père de Sûryâ, qui, sous le nom de Tvash^ri, épouse sa propre fille, ou tout au moins la retient, ne la livre pas à son époux.

^. Au vers IX, 1J3, 3, où la fille du Soleil figure, non plus comme Tépouse de Soma, mais comme une sorte de prétresse du Soma céleste, nous retrouvons également le nom de Gandharva, mais au pluriel.

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