Voir III, p. 10 et suivantes
7. III, p. 17 et suivantes. Le vers VIII, 65, 4, d'après lequel Indra déterra la richesse enfouie rappelle aussi le mythe de Rebha déterré par les Açvins. (/6i(/., p. 19.)
Bergaionb. La Religion védique, II. 32
légende d'Indra. Tel de ses suppliants a, comme ceux des Açvms, un <c mauvais cheval», VIII, 1, 30, et l'hymne X, 178 célèbre sous le nom de Târkshya, et comme un présent d'Indra, un cheval divin, cf. I, 89, 6, qui éclaire le monde ainsi que le soleil (vers 3), ou plutôt, qui n'est autre que le soleil lui-même. Son nom de Târkshya paraît dérivé de celui de Trikshi Trâsadasya va (descendant de Trasadasyu), protégé desAçvins, VIII, 22, 7, comme le nom de paidva de celui dePedu^
Ce que nous avons dit d'Indra peut être répété d'Agni. Lui aussi a des fonctions analogues à celles des Açvins. Il est le père du pauvre, I, 31, 14, et il donne une épouse qui enfante des héros, X, 80, 1 . Distingué d' Atri, par un de ces dédoublements d'un même élément qui sont si fréquents dans la mythologie védique, il le protège dans le gharma^^ X, 80, 3, comme les Açvins eux-mêmes. Un rapprochement plus frappant encore peut-être, à cause de l'étrangeté de la formule, est celui des vers VI, 13, 5 et Vil, 68, 8 ; il est dit dans l'un d'Agni, dans l'autre des Açvins, qu'ils sont venus au secours du loup épuisé. Nous reviendrons sur cette idée en étudiant le mylie de flijrâçva^. Les fonctions de médecin, à proprement parler, appartiennent moins à Agni qu'à Soma, VIII, 48, 5, cf. 7; 61, 17; 68, 2, cf. 6, qui guérit l'aveugle et le boiteux, VIII, 68, 2. Mais, s'il n'est pas dit qu'Agni guérit Dîrghatamas aveugle, nous voyons du moins qu'il le protège, I, 147, 3; IV, 4, 13, ce qui revient au même pour l'interprétation mythique. Le vers X, 25, 11 ne porte-t-il pas aussi simplement que Soma sauve l'aveugle et le boiteux ?
Enfin, les rishis donnent à Indra et à Agni, réunis en couple, des attributs qui rappellent également ceux des Açvins. Ils les invoquent contre la maladie, X, 161, 1, cf. 4. Ils leur donnent pour favori l'homme au cheval noir, Çyâvâçva*, VIII, 38, 8. Indra et Agni reçoivent au vers 7 de l'hymne VIII, 38, l'épithète jejiyâ'Vasû, qui est, ainsi que les épithètes synonymes citées plus haut^, une appellation
1. Voir p. 451. On peut aussi rapprocher Tàrkshya de Dadhikrâvan. Cf. surtout X,178, 3 et IV, 38, 10.