Voirl, p
3. Le lecteur est prié de ne tenir aucun compte de la première interprétation du même passage donnée dans le tome l^^i*, p. 273. Le cheval du sacrifice devient en outre le compagnon des Haris d'Indra; il est donc bien probable que râne en question est celui des Açvins. Au vers X, 56, 2, le cheval E6 « mène » lui-même, c'est-à-dire que la forme céleste et la forme terrestre du mâle, la seconde exerçant son action sur la première, sont toutes les deux représentées par le cheval.
Le mot nâsatya se rencontre une seule fois au singulier au vers 6 de l'hymne IV, 3, à Agni : « Que diras-tu au Nàsatya qui fait le tour (du ciel, I, 127, 2*) »? Le personnage unique désigné ici par le nom de Nâsatya y reçoit l'épi thè te parijman, plusieurs fois appliquée soit aux Açvins I, 46, 14, cf. X, lOG, 3, soit à leur char, I, 20, 3; IV, 45, 1 ; X, 39, 1 ; 41, 1. Or, Agni aussi est parijtnany mais c'est en qualité de feu céleste, d'éclair par exemple, cf. V, 10, 5, ou de soleil, d'Agni Vaiçvânara éclairant ou contemplant les mondes dès sa naissance, VII, 13, 3. Le personnage « à deux mères », du vers I, 112, 4, est parijmafi, parce qu'il représente le feu céleste en même temps que le feu terrestre. Le même nom est encore donné à l'Agni « aux trois bûches »: l'une de ces bûches a été déposée chez les mortels pour que les deux autres viennent retrouver a leur sœur», III, 2, 9 ^. Quant au feu terrestre, simplement comparé au parijman^, I, 127, 2; VI, 2, 8, il brille comme lui, mais il est immobile, kshayasi, VI, 13, 2, cf. VIII, 49, 19. C'est évidemment lui qui, dans notre vers IV, 3, 6, est opposé au Nâsatya parijman. Quant à ce dernier, il ne peut naturellement représenter que le feu céleste ; c'est le même parijman qui, en compagnie d'Aryaman, de Mitra et de Varuna, cf. X, 93, 4, « arrose la peau dans le séjour de l'inférieur », I, 79, 3, c'est-à-dire fait couler les eaux du ciel pour TAgni terrestre. Il ne diffère pas d'Apâwi Napât, associé à l'Agni terrestre * au vers 3 du même hymne VI, 13, dont le vers 2 nous a offert une comparaison d'Agni et du parijman. Maintenant, quel sera l'autre Nâsatya ? Car le mythe des deux Nâsatyas est trop bien fixé pour que le terme de Nâsatya parijman n'éveille pas l'idée d'un autre Nâsatya, d'un Nâsatya qui, apparemment, n'est pas parijman. Sera-ce le feu invisible ? Il n'y aurait là rien d'impossible sans doute. Mais l'opposition relevée dans plusieurs passages, et dans notre
1. Kaccusatif dydm est régi par le mot parijmdnam, La course circulaire des Açvins est un trait sur lequel les hymnes insistent volontiers. Elle est désignée particulièrement parle mot vartis. (Gr. s. v.)