‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 45 sur 335 · Si Ton rapporte te, non kjmyéh mais à budfmam · texte numérisé non relu

Si Ton rapporte te, non kjmyéh mais à budfmam

comme au vers 111,55, 7 \ une forme cachée d*Âgni»la forme (( supérieure » du feu qui « s*unit aux eaux ». L^idéo exprimée serait donc celle d'une action de la prière sur le feu céleste. Au vers 1,164,9, au contraire, le « fœtus qui se tient au milieu des femelles de la demeure * » parait bien être rélément mâle du sacrifice. Mais c'est alors cet élément mâle qui exerce sur le ciel, de concert avec la Dakshinâ on salaire du sacrifice, une action que le poète décrit en ces termes : « La mère (céleste) a été attelée au joug de la Daksbina... Le veau a mugi, il a aperçu la vache qui prend toutes les formes dans les trois yojanas. » Agni est aussi associé, au moins indirectement, à l'action que les vers I, 73, 6 et 141, 1, appartenant à des hymnes composés en son honneur, semblent attribuer aux femelles terrestres sur les femelles célestes. Dans le premier, nous voyons les rivières sortir de la montagne, c'est-à-dire les eaux tomber du nuage, à l'appel des (( vaches de la loi », représentant sans doute les prières. Dans le second, les vaches de la loi représenteraient au contraire les femelles célestes qui sont « amenées » quand la prière « réussit » '. Agni joue aussi on grand rôle dans l'hymne III, 55, où nous lisons au vers 8» que la prière « s'avance entre (les deux mondes) au-devant du don de la vache ». Le vers X, 20, 2, porte expressément que c'est sous sa loi que les femelles désignées par le mot eni ^ Ci cherchent le pis de la mère dans le ciel », et il semble bien qu'une telle formule ne peut s'appliquer qu'aux femelles liturgiques, à la recherche des trésors célestes. C'est ainsi que la prière à laquelle le vers IX, 69, I, associe, non plus Agni, mais Soma, est comparée à un veau qui tette sa mère. Au vers IX, 75, 3, c'est Soma lui-même qui fait briller les aurores, alors que les vaches ^ de la loi mugissent après lui. Ces vaches de la loi paraissent être epcore les prières. J'en dirai autant des sœurs, épouses d'Agni. qui, selon l'expression du vers 1, 71, 1, ont a goûté » la noire et la rouge, c'est-à-dire sont entrées en jouissance de la nuit et de l'aurore. Au vers X, 8, 3, nous retrouvons l'expression « goûter » ; mais

i. Voir plus bas, p. 87.

2. Je ne crois pas qu*ou puisse séparer vrijanl de vrijana, cf. vr^'anya»

3. Cf. les foroiules telles que « Indra a fait trouver la vache par la prière », littéralement « a rendu la vache facile à trouver pour la prière » X, 112, 8. Nous les retrouverons dans la deuxième partie.

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