‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 46 sur 335 · Proprement a celles qui donnent Vé lait · texte numérisé non relu

Proprement a celles qui donnent Vé lait

là, celles qui « goûtent » sont les femelles célestes, ou, comme dit le poète, les brillantes « au fond desquelles est le cheval » S c'est-à-dire qui enveloppent la forme céleste du mâle assimilé à un cheval. Et ce qu'elles goûtent, a dans le séjour de la loi », lorsqu'Agni, « torrent de lumière déposé dans le sacrifice », s'envole, c'est-à-dire, apparemment, remonte au ciel, c'est ce elles-mêmes », tanvah, c'est-à-dire ces autres formes d'elles-mêmes qui constituent les éléments femelles du sacrifice. En efiet, les ofi'randes et les prières profitent aux femelles célestes. Ainsi, l'on dit des vaches qui « cuisent » Soma « à la tête », c'est-à-dire au plus haut du ciel ^, qu'elles mangent l'ofi'rande, IX, 71, 4, des vaches, « cuisant » également le Soma, qui sont les compagnes d'Indra, qu'elles boivent la liqueur « séparée » ', I, 84, 10 et 11 *; de la vache, mère desMaruts, qu'elle tette, VIII, 83, 1; de la vache de Vâyu, qu'elle s'approche pour boire le Soma, I, 2, 3 '; enfin, des vaches qui font couler leur lait « de la tête de l'oiseau », c'est-à-dire toujours, comme nous le verrons**, du plus haut du ciel, qu'elles boivent l'eau « par le pied », I, 164, 7. Cette ean qu'elles boivent « par le pied », apparemment parce qu'elle leur arrive de bas en haut\ ne peut représenter que l'offrande ou la prière. C'est dans le même sens que le vers I, 164, 51, parle d'une eau qui monte et descend journellement.

1. Açvabudhnâh, Ceai se contenter trop aisément que de traduire ce mot, comme le font M. Roth, M. Grassmann et lil. Ludwi^, « portées » ou «traînées par des chevaux ». Cf., d*une part, les sept fonds de Tocéan céleste, VIII, 40, 5, et de Tautre la montagne qui ne livre pas le cheval, V, 54, 5.

J. Voir p. M.

S. Vishûvant, la forme terrestre du Soma. Cf. plus haut, les femelles « réunies » et les femelles a séparées ». Cf. aussi I, 164, 43. Plus tard, le mot vishûvanttL désigné le jour du milieu dans une fête d*une année, et par suite Téquinoze. Il signifie en réalité, non pas a qui est au milieu », mais qui est « distingué » des autres, a saillant » et par suite « supérieur» aux autres. De là la comparaison du jour vUhûvani à la tête (et non à la poitrine) entre les épaules, et la promesse à ceux qui célèbrent ce jour de devenir vishiivantas^ c*est-à-dire distingués des autres. (Ait. Br., IV, 22.)

4. C*e8t peut-être dans le même sens qu*il est dit au vers IX, 9, 6, que Soma a« cootenié » les femelles divines.

5. Dans une énigme dont la première partie a été déjà expliquée plus haut, p. 27. « Ils ont rois la femme dans le fœtus, le veau dans la bouche », X, 53, 11, si la bouche dont il s*agit était celle de la mère du veau, nous aurions peut-être une nouvelle allusion à la femelle céleste buvant le Soma terrestre.

7. Cf. ci-après, p. 90, la vache qui est représentée nourrissant « par le pied » son petit placé sur la terre, tandis qu*elle est elle-même dans le ciel. Au vers I, 164, 40, également, c'est la- vache céleste qui est invitée à boire.

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