‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 66 sur 335 · Voir plus haat, p · texte numérisé non relu

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2. Cf. MévuÀrts d€ kt Société de Hnguiitique, article oité« IV, p. 124

de Umû a corps » et napdl « fils ». Mais le premier terme s*emplojant aussi dans le sens d'un pronom réfléchi, M. Roth, et après lui M. Grassmann, donnent au composé le sens de « fils de soi-même ». Une telle conception n*a en elle-même rien qui puisse nous effaroucher. Elle équivaudrait à celle qui est exprimée d*une façon bien plus paradoxale encore dans la formule : « Le fœtus porte son propre fardeau », I, 152,3 *. Je ne crois pas pourtant que ce soit celle qu'exprime réellement le mot tanûnapât. Ce mot ne peut, selon moi, être séparé du mot Idnva, sorte de patronymique du mot tanùf que nous retrouverons plus bas * à propos d'un développement particulier du mythe du père, et que M. Roth et M. Grassmann traduisent « le propre fils » .

J'admettrai ce dernier sens pour l'un et pour l'autre, en le précisant d'après les termes mêmes du vers m, 29, 11 : « Il est appelé Tanûnapât comme fœtus de l'Asura ». Le « propre fils » est le fils issu « directement » de son père, ou comme le dit le vers III, 29, 14, né du ventre de l'Âsura. C'est sans doute ce même père qui est désigné par la qualification de « brillant » au vers X, 92, 2, dans la formule tanûnapdlam arushasya « propre fils du brillant S. Remarquons encore que le vers III, 29, 11 oppose formellement le nom de Tanûnapât qu'Agni reçoit comme fœtus de l'Asura, à celui de Màtariçvan qui lui est donné quand il « s'est formé dans une mère » *. L'opposition de ces deux

1. Celle du Ters III, 1, 10, d'après laquelle Agni a porte le fœtus de son père », est probablement équivalente.

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