‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 76 sur 335 · Jd. Cf. x · texte numérisé non relu

Jd. Cf. x

2. Cf., dans la deuxième partie, les eaux et les aurores épouses du démon.

3. Cf. au vers II, 13, 4, celui qui a mange la nourriture du père ».

parait quelquefois ne songer qu'à la part du père auquel elle est unie, L 164, 8, sauf à quitter ensuite celui-ci sous l'empire d*un dégoût, bibhatsuh, semblable à celui des eaux qui s'éloignent du démon S X, 124, 8, et, se laissant atteler au joug de la Dakshinâ, c'est-à-dire cédant à Taction du sacrifice, à se montrer sous ses difi'érentes formes dans les trois mondes au veau qui mugit après elle, I, 164, 9.

Maintenant, pourquoi la femelle cachée, si souvent appelée la «mère», a-t-elle été appelée aussi la «fille du père»? La chose peut s'expliquer sans doute par l'identification du père au ciel, et par celle de la fille aux phénomènes dont la source cachée est dans le ciel. Mais nous savons de plus que les différentes mères d'ÂgnietdeSoma ont souvent été considérées aussi comme leurs filles ; on pouvait de même donner à la mère cachée, soit d'Agni, soit de Soma, un père représentant l'essence permanente de ces éléments dans le monde invisible. Ici encore je crois qu'il faut se garder de trop simplifier la notion du père. Il ne faut pas oublier non plus que ridée du ciel a été quelquefois comprise dans la notion de la mère elle-même, et que celle du nuage l'est également dans toutes les deux. En somme, la mère avait les mêmes titres que le père à passer pour un principe indépendant^ et la conception qui la subordonne à lui en qualité de fille pourrait bien se rattacher aux tentatives que faisaient les Aishis de tout ramener à un principe unique, tentatives dont le mythe du père androgyne est un autre exemple, et qui, quelquefois aussi, aboutissaient à un aveu d'impuissance, comme dans la formule paradoxale du vers X, 72, 4 : « Daksha est né d'Aditi ; Aditi est née de Daksha. » Ces deux derniers personnages sont précisément ceux auxquels le vers 7 de rhymne X, 5, oppose Agni en qualité de premier-né. Ce sont peut-être eux aussi qui, au vers 1 du même hymne, sont appelés les « deux mystérieux » au sein desquels Agni cherche « la mamelle » et «la place cachée de l'oiseau ». Ils représentent le père et la mère cachés, considérés tour à tour comme le premier principe. Le paradoxe du vers X, 72, 4 peut être comparé d'ailleurs à celui du vers X, 125, 7, où la Parole personnifiée et divinisée déclare qu'elle « enfante son père » dans la a tête » de ce père, c'est-à-dire au sommet invisible du monde.

1. Vritra, qui précisément est, dans cet hymne, confondu jusqu'à un c«r* tkin point a?ec le père. Voir III, p. 148.

BiKOAioMiy La Religion védique^ II. I

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