‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 83 sur 335 · Ci-dessus, p. i9 et · texte numérisé non relu

Ci-dessus, p. i9 et

qu'elles eussent été assimilées aux sept prières, aux prières des sept prêtres ^ .

Or, d'autre part, les nombres de deux, trois, cinq et sept prêtres correspondent à ceux de deux, trois et sept assemblées, de deux, cinq et sept races qui sacrifient. Nous sommes ainsi ramenés, pour Texplication des formes multiples, soit du sacrificateur, soit de chacun des éléments du sacrifice, transformés ou non en attelages du soleil ', à la conception d'ua nombre égal de sacrifices, et de sacrifices accomplis en autant de lieux difiérents.

Un autre rapprochement nous conduit à la même conclusion. Il 7 a une relation nécessaire, que nous ayons d'ailleurs constatée déjà ^, entre les sept prêtres ou tes sept fondateurs, dhdtri, du sacrifice, et les sept lois, dliàman^ de ce sacrifice. Or, les sept lois du sacrifice semblent bien impliquer par elles-mêmes Tidée de sept sacrifices différents. Mais la chose est mise hors de doute par la comparaison du passage où il est dit d'Agni, l'instrument du sacrifice et le sacrificateur par excellence, qu'il prend « sept places » pour l'accomplissement de la loi, rilâyaj X, 8, 4. On voit là de plus que les sept sacrifices sont des sacrifices accomplis en sept lieux difi*érents qui, d'après toutes les analogies, ne peuvent être que les différents mondes *.

1. Plas généralement, les chars et les attelages divins sont souvent, comme nous le verrons, confondus avec le char et Tatlelage du sacrifice. De là la possibilité d*expliquer dans le même ordre d'idées les différents nombres mythologiques usités dans la description de ces chars et de ces attelages. Nous reviendrons sur ce point dans Tétude que nous consacrerons à chacun des différents dieux. Les dieux eux-mêmes, si souvent considérés comme des sacrificateurs, forment des groupes analogues à ceux des prêtres mythiques. C'est ce que nous constaterons en particulier pour les iidityas qui sont tour à tour au nombre de deux, de trois, de sept (III, p. 102 et 103). Noos verrons aussi que les trois pas du dieu Vishnu (Troisième partie), correspondent aux trois mondes. Enfin, en regard du dieu qui fait trois pas, des dieux répartis entre les trois mondes, X, 65, 9, cf. VI, 50, il; 52, 13, et 15 ; VII, 35, 14 ; X, 63, 22, des sept dieux, VIII, 28, 5, et des trois fois sept hëios compagnons des exploits dlndra, I, 133,6, on peut placer le démon à trois létes, X, 87, iO ; 99, 6, et les sept démons, ennemis d'Indra. VIII, S5, 16; X, 49, 8 ; 120, 6, dont le nombre correspond d^ailleurs à celui des riyièrM quHU retiennent dans autant de forteresses.

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