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2. Il se pourrait donc qu*au dernier vers de Thymne IV, 31, le dieu invoqué sous le nom de c soleil n fût pareillement Indra à qui Thymne entier est adressé.
3. a Remplir » des formes, c*est sans doute la même chose qu' « entrer » dans des formes, comme Soma, IX, i5, 4 ; 28, 2, cf. VII, 55, 1, et Indra luimême, si, comme je le crois, il y a anacoluthe au vers VIII, 15, 13.
4. C'est peut-être aussi à la diversité des formes d'Indra que fait allusion la répétition distributive de son nom dans Tinvocation du vers VIII, 12, 19.
Baeoaiomb, ia ReligUm védique, II. 11
I, 103, 1, tantôt entre les cinq races, III, 37, 9, cf. I, 100, 12, c'est-à-dire, comme nous l'avons vu, entre cinq grandes divisions de l'univers, il est probable que ses quatre formes, X, 54, 4, dont la quatrième, Vni, 69, 9, doit être une forme cachée, cf. X, 55, 1 et 2, correspondent aux trois mondes visibles et au monde invisible. Il est même dit d'Indra, comme d'Agni, qu'il est né en trois lieux différents, VIII, 2, 21. Mais ici il semble bien décidément que le poète applique à Indra une formule qui ne convenait originairement qu'à Âgni et à Soma. Eux seuls naissent sur la terre en même temps que dans les mondes supérieurs.
On pourrait au contraire chercher une preuve de l'identité primitive d'Indra avec le feu céleste dans les formules concernant la naissance de ce dieu .
Je n*insisterai pas particulièrement sur celles qui nous le montrent, comme Agni et Soma, engendré par les dieux *,
II, 13, 5; III, 49, 1; X, 48, 11, ou parles deux coupes, dhishaae, III, 49, 1 ; VIII, 50, 2, c'est-à-dire par les deux mondes, cf. VIII, 88, 6 et IV, 17, 12, par le ciel et la terre, dont il est en même temps le père, toujours comme Agni et Soma*, VIII, 36, 4, en sorte qu'on a pu dire de ce dieu, « étendant » la terre et a étayant » le ciel dès sa naissance, VIII, 78, 5, qu'il a engendré de son propre corps son père et sa mère, X, 54, 3. Bien qu'un personnage à la fois fils et père du ciel et de la terre rappelle naturellement le soleil et réclair brillant entre les deux mondes, et les faisant briller à leur tour ; bien qu'Indra en particulier soit expressément comparé au soleil comme faisant, de ses rayons m accrus », (( croître » les deux mondes, VIII, 12, 7, il est incontestable que les formules citées pourraient aussi s'expliquer, d'un côté par l'idée générale d'un dieu tout-puissant, auteur de toutes choses, et par conséquent du ciel et de la terre mêmes, de l'autre par la conception qui fait du ciel et de la terre les premiers parents de tous les êtres, des dieux aussi bien que des hommes.
Il faut cependant retenir de ces formules le fait même de la (( naissance » d'Indra. Ce fait est en soi très important et très caractéristique. Si Indra est appelé une fois, III, 45, 2, le « non-né »* des eaux, (cf. X^ 134, 6?), c'est par une assimi-