‹ La religion védique d'après les hymnes du Rig-VédaChapitre 95 sur 335 · Sur la signification du mot aja, voir III, p · texte numérisé non relu

Sur la signification du mot aja, voir III, p

lation évidemment tardive avec ce personnage du Père que nous avons vu déjà opposé, sous le même nom de « non-né » au premier-né représentant le feu céleste manifesté *, et dont nous étudierons les diverses formes dans la quatrième partie. Ce n'est pas la seule trace que nous devions rencontrer d'une confusion du personnage d'Indra avec d'autres personnages divins dont il différait essentiellement à l'origine. Cette confusion s'explique par le grand développement qu'a pris le culte d'Indra, celui de tous les dieux védiques auquel est adressé le plus grand nombre d'hymnes. Ses dévots ne se contentant pas de célébrer en termes magnifiques la puissance et l'immensité de ce dieu dont la gloire est répandue en tous lieux, I, 102, 2, qui « n'a pas son pareil », I, 81, 5 ; IV, 30, 1, ni sur terre, ni dans le ciel, VII, 32, 23 ; de ce créateur et organisateur, X, 167, 3, de ce roi unique du monde, VIII,

37, 3. auquel obéissent le ciel et la terre, IV, 17,1 ; VIII, 6,

38, cf, IV, 30,2; X, 50, 1, dont la taille est égale à leur étendue, X, 111, 2 et 5, ou plutôt que l'univers ne peut contenir, 1,52, 14; 61, 8 et 9; 102,8; 173,6; III, 32,11; 46, 3; VI, 18,12; VII, 21,6; 23, 3; VlII, 6, 15; 12, 24; 77, 5 ; X, 89, 1 ; 11, qui dépasse les deux mondes comme l'essieu dépasse les roues, VI, 24, 3, dont les deux mondes n'égalent qu'une moitié, VI, 30, 1, bien plus, que cent ciels et cent terres ne pourraient égaler en grandeur, VIII, 59, 5, qui embrasse toutes les races comme la jante embrasse les rayons, I, 32, 15, qui les tient dans ses mains, VI, 31, 1, et dont le poing fermé peut contenir le ciel et la terre, III, 30j 5. Indra reçoit encore à Toccasion les attributs des divinités mêmes dont le caractère est, comme nous le verrons, le plus directement opposé au sien. De ce nombre est la qualification de «non-né». En effet Indra est essentiellement un dieu «né», un dieu fils, et, par là, ils'oppose, avec les formes du fils qui représentent directement le feu céleste manifesté, au «non-né», au Père, représentant, soit le feu caché, soit le ciel même qui le renferme, ou l'un et l'autre à la fois.

Les poètes védiques font de fréquentes allusions à la naissance d'Indra. Aux passages déjà cités qui nous le montrent engendré par les dieux ou par le ciel et la terre, il faut en ajouter d'autres qui font, en termes plus ou moins précis, mention de sa naissance, II, 12, 1 ; X, 133, 2 ; 153, 1, et de ceux qui l'ont engendré, VII, 20, 5 ; VIII, 86, 10 ; X, 73,

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