‹ La reliure du XIXe siècle (volume 2)Chapitre 21 sur 39 · AN ACRE ON · texte numérisé non relu

AN ACRE ON

RELIURE DE THOUVENIN (doublure)

ainsi que par Lesné nous avons connu les Bozérian et Courteval , idoles de la France , Purgold le vétilleux , l'industrieux Simier , et Minerve-Thouvenin-comète .

La Reliure, poème didactique en six chants, parut en 1820, dédiée par Lesné à son fils et élève, âgé de dix-sept ans. Mais prenons plutôt l'édition de 1827, dédiée aux amateurs de la reliure : avec ses autres poésies ajoutées, ses notes développées, et son vocabulaire des termes techniques , elle forme un véritable traité, développé et complet, de reliure.

Le premier chant est historique. Mais comme notre relieur est peu érudit sur la partie rétrospective de son art! Quand il a nommé un certain Gascon ou Gacon que l'on croyait alors être le décorateur des grandes reliures de la Renaissance, Desseuil (du Seuil), Padeloup et Derome, c'est tout. Il est beaucoup plus tourné vers ses contemporains, qu'il regarde comme des géants : Bozérian, Lefebvre, Courteval, puis Thouvenin. Il y a même une comparaison fort curieuse à faire entre la faiblesse de ces

connaissances rétrospectives du relieur de 1820 et le savoir approfondi, critique, et raisonné, des relieui's qui écriront l'histoire de la reliure soixante ans plus tard.

Il y a d'ailleurs une autre curieuse comparaison à faire entre ce savoir approfondi des écrivains récents et l'invraisemblable résumé de l'histoire de la Reliure risqué en 1876 par le Larousse à l'article Relieur ; citons ce morceau, qui demeurera fameux :

« Voici les relieurs les plus célèbres des temps modernes : Gascon, sous le règne de Henri II; Dusseuil, contemporain des guerres de religion; Padeloup et Derome, qui « travaillaient comme on ne travaille plus » . Les Courteval, les Bozérian, les Lefèvre, les Simier, les Thouvenin méritent d'être cités au même titre que Laisné, Matifa, Coty, Durand, Bisouard et Scaraguel, qui travaillaient tous au commencement de ce siècle. » (!!!)

Hâtons-nous de revenir à notre Lesné :

Le deuxième chant est pour les préceptes

généraux. — Faire lentement, sans se presser ; faire solide; déplorer la manie des livres qui s'ouvrent, manie qui a amené les dos brisés et « la grecque ennemie ». — Anathématiser Delorme et sa méthode perverse, ses dos sans couture, simplement rognés, puis agglutinés à la colle , et l'expéditif Fouré , le relieur à la minute, qui, par opposition à la lenteur de ses confrères, relie en un jour. (On ne prévoyait pas alors la rapidité que prendrait bientôt la reliure industrielle.) Etre l'ennemi des livres trop épais, des « billots «, etc., etc. Enfin, l'honnête Lesné ne veut pas qu'un relieur relie les livres infâmes, sauf toutefois ceux oîi l'art joue un rôle, comme

...d'Herculanum les trépieds et les lampes Que Saint-Non fit entrer dans sa suite d'estampes, Les compositions de l'obscène Arétin Que Carrache anima d'un crayon libertin, Ou bien de d'Orléans les planches spintriennes, Ou les Douze Ce'sars, ou les Dames romaines.

Sans presque y toucher, Lesné tranche ici la plus grave des questions : celle de savoir

jusqu'où un bibliophile peut entrer, sans se compromettre, dans la voie périlleuse de l'image libre.

Très bien, Lesné! Mais qu'auriez-vous dit si vous aviez pu pressentir, pour un avenir prochain, la fameuse reliure aux fleurs du mail

Le troisième et le quatrième chant de La Reliure traitent du corps d'ouvrage.

Le chant V pourrait s'appeler le chant du veau. Marbrer le veau, quelle affaire pour ce temps-là ! A entendre Lesné, ce n'est pas trop, pour un pareil résultat, de mettre à contribution les trois règnes, de savoir les substances et les doses, de se défier des réactions saugrenues; surtout de cultiver la chimie, de méditer les écrits de Lavoisier, Thénard, Vauquelin, de connaître la puissance des simples, des métaux, des sels, des alcalis! Oui, il faut tout cela, à en croire le relieur de 1820, pour préméditer un marbre, une racine, un porphyre, un jaspe, un granit, une écaille : car ces merveilles ne s'improvisent pas, elles s'élaborent

préalablement dans les cerveaux des marbreurs de génie ! Voyez marbrer Simier : ses plans sont bien conçus, mûris, bien concertés. Voyez le marbreur spécialiste Sayet ; voyez Bozérian , Lefebvre, Fauché, dont les racines semblent faites vraiment par quelques mains divines ! Et le marbre soupe au lait! Courteval, « qui sait perfectionner tout »

...en a fait un granit d'un délicieux goût.

Eh bien, voici la juste conclusion : tous ces granits et cailloutis, « bien que très agréables »,

...au veau fauve jamais ne seront préfe'rables, Des embellissements c'est le nec plus ultra.

Et Lesné, en manière de finale, attaque l'hymne au veau fauve.

Le sixième et dernier chant rentre directement dans notre sujet. C'est le décor, la dorure sur cuivre, les filets, le pointillé, la gaufrui^e, etc. Lesné est ennemi du clinquant et du surchargé. Il méprise aussi les reliures monastiques. Il aime la « simplicité » (?) de Grolier, qu'une 1. 9

obligation de rime avec le mol succès lui fait qualifier par une cheville fort étrange :

De la bonne reliure amateur à l'excès (?)

On devient relieur, mais on naît doreur. Voilà, résumée, l'opinion de Lesné. Néanmoins, il donne tous les conseils techniques sur la manière de pousser la dorure. Puis, comme goût, il recommande, avec l'usage des petits fers, le discernement dans l'emploi des fers :

11 est un heureux choix de fers harmonieux....

Ce vers à la Boileau était inévitable ici, et nous le voyions venir de loin.

Lesné proscrit — détail caractéristique du temps — les abréviations pour les litres.

Il recommande aux doreurs d'estimer, de préférer les amateurs vétilleux et difficiles.

Il est absolument indispensable aussi qu'un doreur sache coucher lui-même son or :

Une femme en cet art est toujours plus savante, Si vous couchez dix dos, elle en couchera trente. Vous devez cependant tenir à le savoir,

Je dirai même plus : pour vous, c'est un devoir. Que je hais un doreur qui demeure à rien faire, S'il est quelques instants privé d'une ouvrière! Tous les jours, éprouvant son indocilité. Il ne doit plus compter sur son activité. L'orgueilleuse bientôt, pour lui faire la nique. Prétextera sans cesse ou migraine ou colique.

Ceci amène cette maxime, qui est, pour tous les métiers, la véritable loi du patron,

Soyez indépendant : alors qu'il sait tout faire Un artiste, chez lui, peut commander en roi.

Lesné veut que le décor soit d'un genre nouveau pour les livres nouveaux. Notons avec éloge cette doctrine vraie.

Enfin notre relieur termine , comme il convient, par une solennelle profession de foi :

Je veux qu'un livre soit bien plié, bien battu,

Bien pressé, rebattu, repressé, bien cousu;

Et que, sans se piquer d'une folle vitesse,

Avant de le rogner, il reste un jour en presse;

Que le cuir soit uni sans être trop paré ,

Que les deux mors soient vifs, le livre bien carré....

Que le dos se présente horizontalement.

Que deux dos joints le soient bien hermétiquement; ... .

Je veux que les cartons, vers le dos renversés, Tombent exactement l'un sur l'autre fixe's....

(Ce genre d'expérience, qui est comme le grand écart appliqué au livre, ne pourrait pas impunément se pratiquer aujourd'hui, avec les reliures endossées à la Trautz !)

Que le dos soit bien ferme et qu'il s'ouvre aisément, C'est surtout à ce point qu'on connaît le talent.

(Maintenant, on le sait, nous avons changé cela : le critérium du talent est au contraire qu'un volume, surtout un petit volume, bien relié, doit ne pas pouvoir s' ouvrir l)

Que l'endossure soit d'un solide élastique,

Qu'il soit, enfin, bien fait plutôt que magnifique.

Puis, reprenant en prose, dans les notes, les points les plus importants, il écrit à nouveau un véritable et très intéressant traité de i-eliure.

Dans tout le livre de Lesné, la reliure même, le métier, et les principaux relieurs, occupent constamment le premier plan. Mais dans le fond

de la scène nous voyons défiler une nombreuse figuration : les amateurs Didot, Bérard, Langlès, Renouard, De Bure, Grabit, Neveux et Chardin, le plus vétilleux de tous; les relieurs Duplanil, Ginain, Bradel, Tessier, Meslant; Naissant, renommé pour la reliure des livres de lutrin ; Cabanis, cartonneur à la mode ; Derome, Chaumont, Deboisseau, Godereau, Lavéronière, Caillebothin ; puis le gâcheur Fouré, l'ivrogne Baret ; puis Rosa, Fuel, Janet, qui savent « le grand art d'embellir une étrenne mignonne >3. — (A noter au passage le goût du temps pour les petits almanachs, livrets, étrennes, reliés et mis en étuis.) — Puis Mmes Bozérian et Thouvenin, se livrant à « l'art délicat de confectionner les tranchefiles » ; puis les habiles doreurs , Rousset, Dalendon, Carré, Quarteau; les graveurs de fers , Culembourg , Lefèvre , Hérou , très estimés, et à qui il faut commander l'ouvrage six mois d'avance ; les graveurs de composteurs, Kilcher, et Delaunai son élève ; le marbreur Sayet, ayant perdu la vue par la vapeur des acides, mais continuant à marbrer au jugé ; les doreurs sur tranches, Pélissier, Blangis, Canon,

Blanchard ; puis les praticiens qui économisent sur l'or , Laferté , Noël , Leprince ; et encore Létang et Rousseau, au goût ridicule....

Et au total, il semble, en prenant ainsi le livre du relieur didactique, que l'on fasse, en 4820, l'équivalent de ce qu'est aujourd'hui notre tournée quasi-quotidienne chez les relieurs et les libraires, et qu'on entende une heure de conversation et de cancans bibliophiliques !

[25] Montrons en passant, pour la curiosité, un exemplaire de La Reliure relié par Lesné lui-même. Maroquin bleu , ornement assez simple, conformément aux principes de l'auteur*.

La longue gestation et la publication de La Reliure n'épuisèrent point la veine poétique de Lesné. Elle eut bientôt une nouvelle occasion de se manifester. Un incident « grave » se produisit, dernier i^etour offensif de l'ennemi dans la grande guerre entre Anglais et Français.

l. Collection Gruel.

.BOSTM fiTSUd LIERAS?.

LA rf:liure, de lesné

vu

Anglais et Français. — Lesné contre Dibdin.

En 1818, Dibdin, faisant son Voyage bibliographique en France (traduction de Crapelet, 1825), était venu, dans sa trentième lettre, à parler de nos relieurs, et sur un ton superficiel et dégagé. Remarquez bien que nous sommes en 1818, c'est-à-dire plus près de la reliure de l'Empire que de celle de la Restauration, qui n'a pas encore eu le temps de produire assez pour être définitivement jugée.

Ceci posé, Dibdin écrit :

« Qu'il a consacré plusieurs heures de sa résidence à Paris à l'examen de la reliure,

cette branche séductrice du commerce des livres ;

« Qu'il n'a vu aucun relieur ;

« Qu'il ne sait pas si Bozérian et Courteval vivent encore, mais que leurs ouvrages sont en grande réputation dans tous les quartiers de Paiùs ; que Bozérian, l'aîné, a été le restaurateur ou le père de la reliure moderne en France, bien que trop prodigue de chétifs ornements ;

« Que présentement il n'y aurait pas d'autres relieurs à voir que Thouvenin, Simier, Bradel ou Lesné ;

« Qu'il a appris que Lesné préparait un poème sur son art, qu'il passe pour écrire mieux qu'il ne i^elie, ce qui est d'autant plus fâcheux pour sa petite famille, s'il est marié ;

« Que Thouvenin et Simier sont maintenant les deux étoiles du matin et du soir dans l'hémisphère bibliopégistique ;

« Que l'étoile de Thouvenin décrit dans les cieux un cercle plus élevé; mais que celle de Simier brille d'un assez vif éclat. Leurs ouvrages sont bons, solides, et presque dans le même goût pour l'élégance.... »

Il faut savoir que Dibdin, qui parle des relieurs sans en avoir vu aucun, n'est pas si léger qu'il en a l'air. Au fond, il a ses passions d'Anglais, ce que nous devons trouver très naturel, puisque nous avons nos passions de Français. Son idée de derrière la tête, c'est de faire valoir les Anglais, c'est un fond d'envie contre les collections françaises. Bibliothèque Royale comprise, c'est enfin le désir d'être agréable, non aux Français , mais à lord Spencer . Voilà très simplement la clef de tout ce qu'il écrit.

De là, à propos de reliure, des lardons dans ce goût-ci :

« La décadence et la chute des empires est un thème qui nous est suffisamment connu dès notre première jeunesse, mais la décadence et la chute de l'art de la reliure à Paris est un thème qui n'est peut-être pas aussi familier, même aux plus célèbres de nos amateurs.

« L'art bibliographique a éprouvé une grande

décadence chez les Parisiens, mais les relieurs

actuels espèrent, et déclarent même avec une

certaine assurance, que leur art n'éprouvera ni

une chute absolue, ni une décourageante dégradation, et en cela ils raisonnent juste. Avec un peu de soin, et en accordant un peu moins à la vanité nationale, ils ne tomberont pas à un tel degré d'infériorité.... Autrefois, les Français éclipsaient tout le monde en reliure.

« Les amateurs de Paris sont enthousiastes pour des livres que Bozérian a reliés. Lord Spencer possède, sur un Poiybe de 1473, un de ses plus magnifiques spécimens, mais je crois qu'il se déferait très volontiers de ce volume, s'il pouvait en acquérir un autre exemplaire d'aussi bonne condition, relié dans le goût le plus parfait de l'école anglaise.

« Un Psautier in-folio, relié par Thouvenin, qui est à la Bibliothèque Royale, est considéré comme le nec plus ultra de la reliure moderne à Paris. Je n'hésite pas à dire que c'est une méprise de le considérer comme une reliure extraordinaire. Les ornements en sont communs, l'intérieur est décidément mauvais, et l'ensemble de l'exécution manque de grâce. Les tranchefiles sont, comme celles de Bozérian, ajustées sans goût. Le tout est manifestement inférieur, même

aux ouvrages de Mackinlay, Hering, Clarke et Fairbairn. Il n'est aucun de ces artistes, en effet, qui ne puisse l'éclipser, et de beaucoup. « J'apprends que Thouvenin garde les livres aussi longtemps que certain de nos relieurs. A ce sujet C/iar te Lewis sourirait complaisamment si vous lui faisiez entendre le mot de rivalité pour l'exécution d'un pareil ouvrage. Un bruit assez étrange est venu jusqu'à moi : on dit que Charles Lewis doit nous quitter pendant quelque temps pour établir à Paris une école de reliure, d'après les principes du goût anglais; mais ce projet est sûrement chimérique. Si on le tentait, il échouerait à bref délai. Que Thouvenin et Simier et le poète lui-même, examinent avec soin le choix de leurs fers et la manière de dorer de nos plus célèbres relieurs, et ils ne doivent pas désespérer de rivaliser avec eux, et l'âge d'or de la reliure en France ne tardera pas à renaître. »

Cette malveillance, cette manière détachée et lancinante, exaspérèrent tout naturellement nos relieurs. Lesné était indiqué pour leur servir de porte-parole, et ne se fit pas prier. Il

entonna le Psean, ou, plus simplement, retroussa ses manches, saisit sa bonne plume et écrivit la Lettre d'un Relieur français à un Bibliographe anglais.

On peut dire qu'à monsieur Dibdin, ministre de la religion à Kensington, il servit une « tournée » de premier ordre.

On n'a pas idée, d'ailleurs, du ton sur lequel le prit Lesné ! Son exorde, notamment, est d'un solennel qui frise le comique :

Savez-vous bien, monsieur, pourquoi je vous écris? C'est que je crois avoir le droit de vous écrire.... Je vois dans un ministre un homme tel que moi ; Devant Dieu je crois même être l'égal d'un roi, Il nous a tous jetés sur ce triste hémisphère; A notre première heure, à notre heure dernière, Nous sentons les effets de cette égalité....

Il accuse ensuite Dibdin de mauvais calembours, d'inconvenances, de grossièretés qu'on ne rencontre même pas chez nos journalistes de dernier ordre ; bref, d'être Anglais « et par cela seul dispensé de cette politesse que ses compatriotes n'acquièrent pour la plupart qu'après un long séjour en France ». Lesné répond ici à la

boxe bibliographique de Dibdin par un coup de savate à la parisienne.

Voici le coup de pointe à la française : « Nous n'imiterons pas les relieurs anglais », répond -il au bibliographe humoriste, « en imitant on réussit toujours mal : vous en êtes une preuve évidente. J'ai vu en beaucoup d'endroits de votre lettre que vous avez voulu imiter Sterne : qu' est-il arrivé ? Vous êtes resté au-dessous de lui. » Touché, Dibdin !

Mais l'Anglais avait commis une faute de tactique et découvert son flanc. Au lieu de s'en tenir à l'affirmation générale de la supériorité des siens, il avait voulu la prouver techniquement ; entrant dans les détails de métier, il s'était laissé entraîner à parler battage, couture, mors, etc., et même. Dieu me pardonne! à plaisanter le bruit suave, le petit craquement argentin que produit le papier d'un livre vivement feuilleté sous le pouce. Or, toutes les fois qu'un amateur en voudra trop dire sur le métier, il se fera « rouler » comme un enfant par les relieurs. Lesné empoigna son adversaire sur ce terrain favorable, et le noya, moitié prose et

moitié vers à la façon des Lettres à Emilie, sous un flot d'arguments du métier.

Sa Lettre d'un relieur français parut en 1822.

En guise de propagande par le fait, Thouvenin lui en relia brillamment un exemplaire qui a appartenu récemment à Charles Cousin le Toqué'. Nous en donnons la reproduction.

[26] Thouvenin. Lettre de Lesné à Dibdin, 1822, in-8. Maroquin rouge. Décor en plein formé d'une bande avec rosaces d'angles, de quatre compartiments intérieurs remplis de fers gras et d'une rosace centrale également remplie de fers élégants et caractéristiques. Cette rosace est mosaïquée de jaune et vert. Doublé de gros papier gris mat. Ce genre de doublure est à noter comme assez agréable.

Ce décor est le plus remarquable peut-être de la Restauration. Si Thouvenin l'eût répété sur un certain nombre de reliures, comme jadis les relieurs avaient répété leurs idées heureuses, il

Page 1