NOUVEAUX CONTES A NINON, 1Ô
RELIURE DE MARIUS MICHEL (doublure)
Cette disposition de guirlande, très souvent reproduite depuis, a créé une famille de reliures.
[194] Cuzin. Chronique de Charles IX, éditiondes Amis des Livres, 1876. Encadrement de filets droits et courbes; feuillage aux angles.
[195] Doublure du même volume. Guirlande de feuillage, non symétrique. Chaque feuille mosaïquée en jaune. Fers nouveaux
Comme exécution, un chef-d'œuvre : on dirait un émail cloisonné. Sous les doigts du doreurmosaïste, le maroquin est devenu ici de la « belle matière », plus que du maroquin.
[196] Cuzin. L'Ombrelle et l'Éventail, 18SZ. Cadre de filets et rinceaux ; le décor, en mosaïque, sur fond La Vallière, offre des attributs tout à fait spéciaux, un éventail et deux ombrelles. Ces motifs inusités jusque-là dans la dorure sont amenés avec le plus grand goût. C'est, sous l'irrésistible pression des idées ambiantes, la pénétration de « l'emblème » dans la reliure classique.
Les fers ont été gravés pour cette reliure.
[197] Doublure du même volume. Décor oriental, en fond dechâle, d'une extrême richesse, obtenu au moyen d'un très petit nombre de fers.
Avec la brillante série de modèles que nous venons de reproduire, nous sommes au fait des chefs-d'œuvre de dorure qui, grâce à l'impulsion première de Cuzin et aux incomparables mains de Mercier et de nos autres doreurs, s'exécutent aujourd'hui couramment dans ce qu'on pourrait appeler la technique traditionnelle, la technique normale de la reliure, appliquée à des idées nouvelles sur des livres nouveaux.
Passons à Marins.
De sa personne, ce curieux artiste diffère sensiblement, en 1885, du Marins de 1875. Il tient à présent le succès, la clientèle des plus considérables bibliophiles; il est incontestablement en première ligne. Ceci lui met un peu de
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