BAL IVE RI I E R ! E S D 'EUTRAPEL
Trautz et tachaient de le prendre par les sentiments de vieille affection, ou par les louanges, même par les supplications. Mais les nouveaux, ceux de 1875, employant des armes perfectionnées, y allaient comme des brise-tout, forçaient les prix, les triplaient, quintuplaient (douleur!). — Mon Ovide avant six mois et je vous couvrirai d'or!, disait Mercier. Inutile — Je vous prends pour moi tout seul, à trente mille francs par an, proposait Rothschild. Refus. Nous pourrions nommer un autre bibliophile qui n'allait chez Trautz que muni d'une boîte de cigares supérieurs et d'une bouteille de fine Champagne, pour Echaubard. Il espérait, en flattant les vices de ce « corps d'ouvrage », que celui-ci retirerait un de ses volumes d'un train et le mettrait subrepticement dans un train plus prochain. Ce qui ne l'empêcha pas d'attendre sept ans ses Fables de Dorât !
Il fallut se résigner : faute de grives, dit le proverbe, les plus ardents des trautzistes durent avoir recours à Thibaron, bon relieur, qui s'était associé Joly, doreur remarquable : la maison Thibaron-Joly faisait de parfaites reliures dans