DEUXIÈME PARTIE
Quel que soit le caractère juridique que les économistes attribuent au salaire, -— contrat forfaitaire, ou bien simple prix d'achat d'une marchandise qui est le travail, — beaucoup d’entre eux reconnaissent que le salaire est une forme de rémunération du travail nécessaire, au moins dans les circonstances présentes, sinon définitivement acquise. Telle est également l'opinion d’un certain nombre de viticulteurs.
Le régime du salariat, disent-ils, tel qu’il fonctionne actuellement dans la viticulture méridionale, consacré par une longue tradition, est celui qui répond le mieux aux exigences de l'exploitation : au patron, il laisse la libre direction de ses affaires, la possibilité d'exploiter à sa guise, la faculté de vendre son vin comme il lui plaît ; à l’ouvrier, il donne une rétribution immédiate de son travail. La situation est nette, précise ; la part qui revient à chacun des facteurs de la production est facile à déterminer , et le partage une fois fait, la question est définitivement réglée. Le salaire est donc bon en principe, il faut le conserver.
Sans doute, il y a une question un peu délicate, la déter-