‹ La renaissance catholique an Angleterre au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 22 sur 69 · INTRODUCTION XXV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXV

au jour de la chute de ce prince, dans le camp des vaincus, et l'école protestante se crut au contraire fondée à compter sur les sympathies du calviniste Guillaume III.

Le coup porté par la Révolution de 1688 au parti qu'on commençait alors à qualifier de High Church se trouva, aussitôt après, singulièrement aggravé par l'espèce de suicide de l'élite de ce parti : je veux parler des non jurors, de ces quatre cents prêtres et huit évêques, dont le primat de Canterbury, qui se crurent tenus de refuser le serment d'allégeance à l'usurpateur, et qui, exclus de leurs postes, furent remplacés par des hommes d'opinion contraire. Vainement les high-churchmen tentèrent-ils un dernier retour offensif sous la reine Anne, qui était de cœur avec eux, ils ne purent reprendre le terrain perdu, et l'avènement de Georges Ier marqua leur défaite définitive. La prédominance appartint dès lors, sans conteste, à un latitudinarisme voyant avec dédain et méliance tout enthousiasme, se piquant d'une « religion raisonnable », soucieux de maintenir l'organisme ecclésiastique, en étant indifférent aux doctrines, regardant les Credo comme une phraséologie convenue qui n'engageait pas la conscience, ayant pour expression un culte froid, vide, sans vie sacramentelle, sans symbolisme esthétique, dans des temples dépouillés de tout ce qui pouvait rappeler le catholicisme.

Il était, à la vérité, des hommes qui souffraient d'un tel état. Cette philosophie satisfaite, qui réduisait le christianisme à la science du bonheur et à la recette de la respecLability, ne répondait pas au sentiment

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